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La montée en puissance de l’enjeu des changements climatiques exprime une prise de conscience mondiale sur les sérieux périls que fait peser un modèle de développement insoutenable sur le globe et sur notre mode de vie. L’enjeu des changements climatiques déborde du seul cadre environnemental et oblige à repenser les choix économiques et sociaux tant au niveau local, que régional et national.
Dans le sillon de la lutte au réchauffement, on assiste à une véritable effervescence de l’économie « verte ». Une véritable course est engagée à l’échelle internationale pour occuper des positions de leaders dans des créneaux en pleine croissance. Des États ou des territoires ont déjà pris une longueur d’avance dans certains domaines. C’est notamment le cas de la Suède avec son objectif d"atteindre "zéro émission" en 2050. Ce pays a su s’imposer avec un label vert qui attire beaucoup d’attention à l’endroit de ses communautés mais aussi de ses universités. L’Allemagne et l’Espagne s’engagent fortement dans l’énergie solaire, le Danemark dans l’énergie éolienne, sans oublier la Chine qui, en dépit de son statut de grand pollueur, est devenue en 2009 le premier producteur mondial d’énergie éolienne.
L’enjeu des changements climatiques provoque donc un regain de vigueur pour entreprendre et pour innover. Il ouvre de nouvelles perspectives pour la technologie, pour la culture locale, pour l’aménagement et l’habitat, pour la mobilité et le mode de vie notamment.
De leur côté, les États souscrivent à des cibles de réduction des émissions de gaz à effet de serre (GES) pour lutter contre le réchauffement. Pour y arriver, plusieurs recourent de plus en plus à la taxation du carbone avec en vue un effet double : inciter à la réduction des GES d’une part et générer de nouvelles marges financières pour soutenir le virage vert dans plusieurs secteurs d’autre part.
Le Québec, quant à lui, s’est doté d’une cible de 20 % de réduction des GES à l’horizon 2020 (par rapport au niveau de 1990). L’atteinte de cette cible dictera des changements incontournables, à la fois en matière de transports comme d’aménagement du territoire. Le Québec s’est aussi doté, en 2007, d’un fonds vert alimenté par des redevances sur les carburants1.
Par ailleurs, l’effort de réduction devra inéluctablement se poursuivre au-delà de 2020, ce qui obligera d’inscrire des choix dans tous les domaines, dans une perspective globale de réduction, à long terme, des émissions de GES.