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L’occupation des territoires renvoie inévitablement aussi au rapport avec les peuples autochtones. La notion même d’occupation revêt une connotation négative, voire conflictuelle, au regard des droits des communautés autochtones sur les territoires. Évidemment, la démarche engagée ici ne cherche pas à régler des questions complexes qui relèvent d’un autre ordre. Elle se préoccupe en revanche d’identifier des pistes d’avenir dans le respect et la reconnaissance des peuples autochtones. La déclaration des Nations Unies sur les peuples autochtones constitue une base pour aborder des questions de développement.
On ne peut ignorer les problématiques aiguës que vivent plusieurs communautés autochtones sur les plans social, communautaire et économique. Impossible également de passer sous silence la persistance de préjugés qui éloignent les uns des autres. Renouveler le regard sur ces questions passe nécessairement par un effort et une meilleure connaissance de l’histoire et des réalités des communautés autochtones.
Les défis qui attendent tous les territoires sur le plan de l’environnement de l’aménagement peuvent trouver des sources d’inspiration dans le rapport qu’ont historiquement entretenu les autochtones envers le territoire. La recherche de solutions novatrices peut s’appuyer sur cet apport et ouvrir des perspectives de collaboration. Des exemples de partenariat à l’échelle de certains territoires existent déjà.
En outre, la pyramide des âges des populations autochtones étant très jeune, leur contribution peut être appréciable en matière d’emploi notamment. Par ailleurs, les savoirs traditionnels et la culture peuvent être mis à contribution pour générer des retombées réelles.