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Contexte

L’histoire récente des communautés a été profondément marquée par la globalisation et l’implantation fulgurante des nouvelles technologies. Leur vitalité est présentement mise à rude épreuve par les effets de la pire crise financière des temps modernes. Quant à leur avenir, il sera assurément influencé par leur capacité de juguler les répercussions des changements climatiques et par leur aptitude à contrebalancer la fin annoncée des énergies fossiles abondantes et abordables jusqu’à ce jour.

Les gestes à poser et les choix de société à privilégier au cours des quinze prochaines années détermineront grandement le rang que le Québec occupera parmi les nations qui arriveront à tirer leur épingle du jeu dans la nouvelle donne mondiale. Plus que jamais, la capacité de conjuguer ensemble environnement, économie et société feront la différence pour l’avenir, et ce, à tous les échelons de la communauté, de la région et pour l’ensemble du Québec.

Dans ce contexte, réfléchir à l’occupation des territoires offre une perspective territoriale qui considère à la fois les citoyens et leur milieu de vie, en même temps que l’espace sur lequel repose la qualité de vie et l’avenir des générations futures. Il s’agit donc d’aborder l’avenir et ses enjeux en mettant à contribution l’ensemble des territoires dans la recherche de solutions.

L’occupation des territoires a été à la base de la prospérité économique du Québec. Y porter aujourd’hui un regard neuf permet d’entrevoir une façon d’asseoir un véritable développement durable, à savoir un développement qui suscite sa prise en charge par les communautés et qui mobilise les citoyens, un développement qui mise davantage sur les complémentarités et les synergies entre la métropole et les régions, entre le rural et l’urbain et enfin, un développement respectueux des écosystèmes, des hommes et des femmes qui habitent les territoires. Sans cet angle territorial, on ne peut mesurer l’ampleur que peuvent prendre pour un grand nombre de nos communautés des enjeux comme la démographie par exemple. Aussi, on ne peut réaliser l’interdépendance entre les choix des uns et l’avenir des autres.

Par ailleurs, le Québec traverse une période propice pour une réflexion globale sur l’avenir des territoires. Des chantiers de réformes sont ouverts en matière d’aménagement (refonte de la Loi sur l’aménagement et l’urbanisme), d’agriculture (réformes en cours dans les suites du rapport Pronovost), de foresterie (refonte du régime forestier) entre autres.

Bref, occuper les territoires, et surtout s’en occuper, voilà ce qui peut constituer une clé pour l’avenir, ouvrant des perspectives pour rebondir, mobiliser des atouts et des potentiels de tous ordres et partout sur nos territoires, pour faire en sorte que l’ensemble de la collectivité québécoise prenne part à un nouvel élan de solidarité et de prospérité plus que nécessaire dès à présent.
 

 « Au Québec, la notion d’occupation du territoire évoque notre passé de défricheurs et de pionniers. Toutefois, ceux et celles qui ont développé cette notion réfèrent essentiellement au développement des territoires qui composent la mosaïque québécoise, au développement local et régional ainsi qu’à l’importance d’habiter les territoires de façon dynamique ».
Robert Sauvé – conférence prononcée le 3 juin 2009 dans le cadre de la Rencontre des organisations nationales


 

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