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Revue de presse

26 avril 2010 - Hebdo du Saint-Maurice - Urbains et ruraux s'entendent sur la Déclaration de Shawinigan

Bernard Lepage

Plus de 300 leaders représentant une coalition d'une vingtaine d'organismes provenant des domaines social, économique, culturel, environnemental, agricole, syndical, coopératif, forestier et municipal étaient à Shawinigan la semaine dernière à l'occasion de la Conférence nationale sur l'avenir des territoires.

Sujets :
Fédération québécoise des municipalités , Shawinigan , Québec

Organisée par Solidarité rurale du Québec (SRQ), cette grande rencontre a débouché sur ce qui sera désormais présenté comme la Déclaration de Shawinigan dans laquelle les milieux ruraux et urbains s'engagent à poursuivre leur mobilisation sur l'avenir des territoires et à travailler ensemble à arrimer leurs actions et leurs engagements.

Présentant leur collaboration comme le début d'une nouvelle ère, les ruraux et les urbains entendent également demander au gouvernement à ce qu'il s'engage à mettre en œuvre un plan d'action concerté sur le développement des territoires qui s'appuie sur la vision et les principes inscrits dans la Déclaration de Shawinigan.

Parmi les principes évoqués, on parle de solidarité entre toutes les communautés; d'équité dans l'accès aux services et au partage des ressources; de prise en charge du développement par les milieux; d'adapter les actions aux réalités des territoires; de diversifier les bases économiques des territoires; de préservation de la ressource et de la biodiversité; et de l'éducation comme facteur d'épanouissement des communautés.

Pour la Fédération québécoise des municipalités représentée par son président Bernard Généreux, ça veut dire par exemple le versement de redevance sur l'exploitation des ressources naturelles ou l'accessibilité à Internet haute vitesse partout sur le territoire.

Président d'honneur de cette conférence, l'ex-maire de Québec, Jean-Paul L'Allier, a souligné que «l'avenir des régions passe par la mobilisation mais aussi par un rapprochement entre les milieux ruraux et urbains.»

La prochaine étape pour SRQ consistera à déposer en juin un avis au gouvernement du Québec qui s'appuiera sur le consensus développé autour de la Déclaration de Shawinigan. À propos du gouvernement Charest qui n'avait délégué aucun représentant à la rencontre en dépit de plusieurs invitations, la présidente de SRQ, Claire Bolduc, a mentionné qu'il s'agissait du «grand absent» de la conférence, précisant que SRQ était en lien direct avec une quinzaine de ministères à Québec et qu'il agissait même comme instance-conseil auprès du gouvernement.

Jean-Paul L'Allier a cependant minimiser cette chaise vide, soulignant que la coalition d'organismes présente à Shawinigan était assez autonome pour discuter sans la présence des autorités gouvernementales: «Quand le gouvernement va percevoir des valeurs gagnantes dans notre travail, ne craignez rien, il va venir tout seul et rapidement.»

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25 avril 2010 - Radio-Canada - Conférence nationale sur l'avenir des territoires

Émission La semaine verte avec Errol Duchaine

Solidarité rurale du Québec est une vaste coalition des forces vives de la société québécoise. La coalition a mené, au cours de la dernière année, une consultation sur l'avenir du Québec, sur le thème « Occupation du territoire : Pour un Québec fort de ses communautés ». Comment des intervenants de différents milieux, participants actifs à la Conférence nationale sur l'avenir des territoires, voient-ils le développement du Québec?

Écouter l'entrevue ici

23 avril 2010 - Le Nouvelliste - Place à la Déclaration de Shawinigan

(Shawinigan) Malgré «le grand absent», soit le gouvernement, les 300 participants à la Conférence nationale sur l'avenir des territoires tenue à Shawinigan ont adopté une position commune qui repose sur quatre axes: habiter, développer, desservir et se réapproprier.

«On a pris l'engagement de demander au gouvernement de nous accompagner avec un plan d'action concret du développement des territoires», a expliqué la présidente de Solidarité rurale du Québec, Claire Bolduc. Du même souffle, elle a annoncé le dépôt d'un avis en juin prochain.

La «Déclaration de Shawinigan», comme elle s'est plu à la nommer, à su rallier, entre autres, le président de l'Union des municipalités du Québec, Robert Coulombe. «Ce document donne corps à la position maintes fois défendue par l'UMQ à l'effet qu'il est impératif et urgent de trouver des solutions pour occuper et habiter dynamiquement nos territoires», a-t-il commenté.

Même approbation du côté du président de la Fédération Québécoise des Municipalités, Bernard Généreux, pour qui «ces valeurs communes nous convient aux défis de la modulation en fonction de la réalité des communautés». Et, selon Claire Bolduc, les conférences régionales des élus ne font pas cette modulation.

Par ailleurs, celle-ci considère que les milieux urbains et ruraux doivent arrêter de s'affronter, d'où l'intérêt d'une meilleure connaissance mutuelle.

«Il faut continuer de s'apprivoiser, on a tous besoin des uns des autres, et l'épanouissement des milieux urbains et ruraux ne peut se faire dans le mur à mur ni dans l'administration à distance. Il doit se faire dans la proximité», a-t-elle commenté.

Pour sa part, le président d'honneur de l'événement, Jean-Paul L'Allier, dit avoir assisté à une démarche de mobilisation «à forte énergie» et non à une rencontre de «défrustration».

«Et les jeunes sont au coeur de la démarche, certains proposant des échanges entre jeunes urbains et ruraux pour savoir ce que ça veut dire travailler sur la terre ou dans les mines», a observé l'ancien maire de Québec avant d'ajouter qu'il fallait «garder les gens solidaires dans la souplesse».

Finalement, concernant l'absence d'élus provinciaux qui s'expliquerait, semble-t-il, par les travaux à l'Assemblée nationale, l'ancien politicien a indiqué que «cela n'avait pas créé un traumatisme majeur dans la salle».

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22 avril 2010 - Communiqué FQM - L'avenir des territoires: au gouvernement d'agir!

QUÉBEC, le 22 avr. /CNW Telbec/ - La Fédération Québécoise des Municipalités (FQM) salue le succès de la Conférence nationale sur l'avenir des territoires qui, à l'initiative de Solidarité rurale du Québec, a mobilisé cette semaine plus d'une vingtaine d'organisations nationales provenant d'horizons les plus divers. Le président de la FQM, M. Bernard Généreux, estime que "les valeurs et les principes communs qui émanent de cette rencontre constituent maintenant le ciment de base qui doit permettre à chaque organisation de faire de l'occupation du territoire une priorité".

Pour la FQM, ces valeurs communes nous convient aux défis de la modulation en fonction de la réalité des communautés, de même qu'à ceux de l'équité et de la subsidiarité, un principe qui implique que les pouvoirs et les responsabilités doivent être délégués au niveau de décision approprié le plus près du citoyen.

De plus, M. Généreux appelle maintenant le gouvernement à "emboîter le pas, ce qui passe, notamment, par la mise en œuvre d'un plan concerté d'occupation du territoire comme promis, en septembre 2009, lors du Congrès de la FQM, par le ministre des Affaires municipales, des Régions et de l'Occupation du territoire, M. Laurent Lessard. De plus, ce plan devra comprendre des mesures concrètes pour favoriser le développement des régions, comme des redevances sur les ressources naturelles et l'énergie, l'accessibilité à Internet haute vitesse partout sur le territoire ou encore la refonte de la Loi sur l'aménagement et l'urbanisme avec une gouvernance renouvelée pour soutenir les projets de territoire."

La FQM souhaite que ce plan concerté d'occupation du territoire soit l'occasion pour le gouvernement d'intégrer de nouvelles façons de faire, de sorte que l'État agisse comme accompagnateur d'initiatives locales. "C'est en faisant confiance aux communautés que l'on pourra diversifier les économies locales et leur permettre de faire face aux nombreux défis qui les attendent", fait valoir M. Généreux.

L'occupation dynamique du territoire est un dossier phare que la FQM met de l'avant depuis déjà plus d'une quinzaine d'années. Pour la FQM, il ne fait aucun doute que les défis auxquels les régions du Québec sont confrontées nécessitent plus que des mesures à la pièce, mais bien une vision d'ensemble afin de penser le développement de tout le territoire. À cet égard, l'implication et la qualité de la réflexion des différents partenaires constituent un signe des plus positifs à l'effet que l'occupation du territoire est désormais inscrite au cœur du développement du Québec.

"Profitant de son réseau comptant plus de 7000 élus et de sa vaste expérience, la FQM continuera ses actions afin de s'assurer de l'évolution du dossier de l'occupation du territoire, de manière telle qu'il en résulte des mesures concrètes qui profiteront à l'ensemble des régions du Québec", conclut M. Généreux.

La FQM, voix des municipalités et des régions du Québec

Fondée en 1944, la Fédération Québécoise des Municipalités (FQM) s'est établie comme un acteur crédible qui, par ses actions, vise constamment à défendre l'autonomie du milieu municipal et à favoriser le développement de l'ensemble des régions du Québec. Comptant plus de 1000 municipalités locales et MRC membres, elle s'appuie sur une force de 7000 élus. Ses structures décisionnelles et consultatives, dont son conseil d'administration, ses cinq commissions permanentes et son assemblée des MRC, lui permettent de prendre des positions visant le développement durable du territoire québécois. La FQM, c'est la voix des municipalités et des régions du Québec!

Renseignements: Dany Rousseau, Directeur des communications, Fédération Québécoise des Municipalités, (418) 651-3343, S. F.: 1-866-951-3343, cell.: (418) 955-7001

22 avril 2010 - Communiqué UMQ - Conférence nationale sur l'avenir des territoires - L'UMQ adhère à la déclaration commune

SHAWINIGAN, QC, le 22 avr. /CNW Telbec/ - Présent à la Conférence nationale sur l'Avenir des territoires organisée par Solidarité rurale du Québec, le président de l'Union des municipalités du Québec (UMQ) et maire de Maniwaki, monsieur Robert Coulombe, a joint sa voix à celle des 21 autres leaders de la société civile québécoise en apposant sa signature à une Déclaration commune sur l'enjeu de l'occupation des territoires du Québec. Ce document donne corps à la position maintes fois défendue par l'UMQ à l'effet qu'il est impératif et urgent de trouver des solutions pour occuper et habiter dynamiquement nos territoires.

"L'occupation dynamique des territoires, c'est plus qu'un concept pour moi, cela signifie, d'abord et avant tout, de permettre aux gens, qu'ils soient jeunes ou moins jeunes, d'habiter dans leur milieu de vie et d'y développer leur plein potentiel. J'ai pris l'engagement lors de ma tournée des régions sur l'occupation et l'habitation dynamiques des territoires en 2008, de traduire ce thème en réalisations concrètes. Je suis fier aujourd'hui du chemin parcouru dans la priorisation de cet enjeu au niveau national, car pour relever les défis de l'occupation des territoires, il faut d'abord une vision commune. Il faut cesser de travailler en vase clos et en silo", a déclaré monsieur Coulombe.

Le président de l'UMQ a profité de l'occasion pour rappeler les principaux constats des experts entendus lors de la Conférence internationale de l'OCDE sur le développement rural, en octobre dernier, à Québec. Premièrement, pour assurer l'avenir des communautés rurales, des ajustements s'imposent à tous les paliers de gouvernement. Deuxièmement, une stratégie rurale urbaine au niveau national est essentielle. Troisièmement, l'État doit lier les programmes et le financement dans le cadre d'une approche territoriale globale. Et quatrièmement, il faut reconnaitre que les gouvernements locaux sont cruciaux pour la ruralité et l'occupation du territoire puisqu'ils sont responsables des services publics essentiels.

"Ensemble, nous avons fait un grand bout de chemin. À quelques semaines de la fin de mon mandat de président de l'UMQ, je suis heureux que sous mon leadership, l'Union ait contribué à la démarche entreprise en juin 2009 sur l'invitation de Solidarité rurale du Québec, et qu'elle ait apporté sa pierre à l'édifice d'une vision commune sur l'enjeu de l'occupation des territoires. L'Union partage globalement les éléments de la déclaration commune et elle est prête à prendre des engagements pour que se traduisent en actions concrètes les principes qui y sont enchâssés", a ajouté Robert Coulombe.

Enfin, parmi les actions et engagements que l'UMQ poursuivra et prendra en matière d'occupation et d'habitation dynamiques des territoires, monsieur Coulombe a mis l'emphase sur la Politique de développement économique que l'UMQ est à élaborer, précisant que celle-ci examinera particulièrement les enjeux de la relève et de l'immigration.

À propos de l'UMQ

Depuis sa fondation en 1919, l'UMQ représente les municipalités de toutes tailles dans toutes les régions du Québec. Elle a pour mission de promouvoir le rôle fondamental des municipalités dans le progrès social et économique de l'ensemble du territoire québécois et de soutenir ses membres dans la construction de milieux de vie démocratiques, innovants et compétitifs. Sa structure, qui regroupe ses membres en caucus d'affinité : municipalités locales, municipalités de centralité, cités régionales, grandes villes et municipalités de la Métropole, est l'expression de toute la diversité et de la solidarité municipale québécoise. Ses membres comptent près de cinq millions de citoyennes et de citoyens.

Renseignements: François Sormany, Directeur des communications, (514) 282-7700, poste 265, Cellulaire: (514) 910-7272, fs&rm?ny/%mq.qc.c?; Source: Union des municipalités du Québec

22 avril 2010 - Communiqué Conseil québécois de la coopération et de la mutualité - Conférence nationale sur l'avenir des territoires - Il faut revoir le modèle de développement

SHAWINIGAN, QC, le 22 avr. /CNW Telbec/ - "Pour assurer le développement des territoires par et pour les régions, il faut revoir le modèle de développement actuel qui est fondé sur le rendement du capital et le remplacer par un modèle dont les valeurs sont centrées sur les personnes", a proposé M. Clément Samson, 1er vice-président du Conseil québécois de la coopération et de la mutualité, aux participants qui prennent part à la Conférence nationale sur l'avenir des territoires qui se tient aujourd'hui à Shawinigan.

Ce modèle renouvelé repose, à notre avis, sur la mobilisation et l'engagement des personnes (self-help), sur l'application combinée des valeurs de solidarité, d'égalité, d'équité et de redistribution de la richesse. Ces valeurs renferment les germes d'alternatives viables et porteuses d'un modèle qui conduira à agir en fonction des besoins humains.

Le mouvement coopératif et mutualiste québécois a largement démontré que ce modèle est viable. À preuve, il est présent dans toutes les régions du Québec et dans de multiples secteurs. Ce modèle, né de la prise en charge d'hommes et de femmes, est si significatif que le premier et le troisième employeur privé au Québec utilisent ce modèle d'affaires. Leur succès est attribuable aux valeurs et aux principes qui sont le socle de leur développement. Ces valeurs reposent sur la réponse aux besoins humains dans l'objectif de vivre mieux collectivement. La viabilité financière y figure comme un passage et non comme un objectif premier.

La coopération sait se renouveler et est présente dans de multiples secteurs d'activités. Elle y parvient car elle est centrée sur les besoins de ses membres, c'est-à-dire les propriétaires de ces entreprises.

Maintenant, il nous faut relever plusieurs défis. Celui de l'éducation et de l'implication citoyenne dans une perspective de responsabilisation collective sans laquelle l'autonomie et la gouvernance locale par les citoyens ne peuvent exister. Il nous faut également parvenir à croiser efficacement les responsabilités sectorielles assurées par l'État et celles liées au développement des territoires dans une vision globale multisectorielle qui sera reliée aux besoins des collectivités.

À propos du Conseil

Le Conseil québécois de la coopération et de la mutualité représente l'ensemble des organisations coopératives sectorielles et régionales du Québec qui compte plus de 3 300 coopératives et mutuelles qui génèrent plus de 90 000 emplois. Ces entreprises participent activement au développement économique et social du Québec. Avec plus de 166 milliards $ d'actifs, ces coopératives et mutuelles ont un taux de survie doublement supérieur aux autres formes d'entreprises. www.coopquebec.coop.

Renseignements: Gervais Nadeau, Conseil québécois de la coopération et de la mutualité, Cell.: (418) 572-1984, gervaisnadeau@coopquebec.coop
 

22 avril 2010 - Communiqué CSN - La CSN à la conférence nationale sur l'avenir des territoires - Adopter un modèle de développement durable

SHAWINIGAN, QC, le 22 avr. /CNW Telbec/ - "Si nous voulons un Québec fort de ses communautés, il nous faut adopter un nouveau modèle de développement durable basé sur l'utilisation des ressources renouvelables ou recyclables et l'économie de proximité. En ce jour de la terre, nous devons prendre cet engagement pour les générations futures." Participant à la rencontre des leaders de la société civile à l'occasion de la conférence nationale sur l'avenir des territoires organisée par Solidarité rurale, la vice-présidente de la Confédération des syndicats nationaux, Denise Boucher, a indiqué que la stratégie préconisée par la CSN repose sur trois pôles : le développement durable, le développement de l'emploi et celui de la démocratie territoriale.

L'emploi

Pour la centrale syndicale, il faut favoriser la deuxième et la troisième transformation des ressources naturelles et le développement de créneaux propres à chaque territoire. Cela ne pourra se faire sans créer une solide économie du savoir fondée sur l'éducation supérieure et la formation continue de la main-d'œuvre ; ce qui milite pour une présence forte de nos cégeps et de nos universités en région. "Le développement des infrastructures, des communications et des moyens de transport collectifs est incontournable si nous voulons réduire notre dépendance aux énergies fossiles."

La vice-présidente de la CSN suggère une autre piste de réflexion : "Y a-t-il lieu d'élaborer un modèle québécois de fonction publique territoriale ? Depuis les années 80, on note un mouvement de décentralisation à la pièce. De nouvelles missions sont confiées aux collectivités territoriales (CRE, MRC, municipalités, etc.). La croissance de l'emploi public territorial devient de plus en plus un facteur de développement et de stabilité économique des territoires. Le mouvement de décentralisation est appelé à se poursuivre et nous devons réfléchir à ce nouveau modèle."

La démocratie

La CSN occupe depuis longtemps le territoire québécois. Ses treize conseils centraux constituent un lieu de ralliement privilégié. Acteurs politiques importants, ils sont parties prenantes de la société civile sur le territoire et siègent au sein de divers lieux de décisions sur plusieurs sujets à incidence économique ou sociale, tels des conseils régionaux des partenaires du marché du travail et les conférences régionales des élu-es.

C'est ainsi que le troisième pôle préconisé par la CSN est celui du développement de la démocratie territoriale. Cela implique une participation accrue des différentes organisations de la société civile, des citoyennes et des citoyens aux instances décisionnelles territoriales, une décentralisation qui doit être suivie du transfert de nouvelles compétences, de ressources financières et d'outils de développement ainsi que la modulation des politiques et des programmes de l'État central en fonction des différents territoires.

Une démarche collective

La conférence nationale sur l'avenir des territoires s'inscrit dans un mouvement collectif commencé lors d'une première rencontre des leaders de la société civile, au printemps 2009, à l'instigation de Solidarité rurale du Québec. La CSN compte parmi la vingtaine d'organisations nationales qui se sont mobilisées et ont pris part à la démarche de réflexion. Au cours de l'automne, à la suite des ateliers thématiques, un document synthèse intitulé "Pour un Québec fort de ses communautés" a été élaboré pour constituer la base d'une vaste consultation dont les résultats ont été dévoilés lors de la conférence.

La CSN appuie la déclaration finale issue de cet événement et mettra tout en œuvre pour sa réalisation.

La CSN compte plus de 300 000 membres répartis sur tout le territoire du Québec.

Renseignements: Michelle Filteau, directrice du Service des communications de la CSN, bureau: (514) 598-2162, cellulaire: (514) 894-1326; Source: CSN

22 avril 2010 - Communiqué Mouvement des caisses Desjardins - Selon Desjardins, la concertation, l'engagement et la prise en charge sont des éléments indispensables au développement durable des territoires

SHAWINIGAN, QC, le 22 avr. /CNW Telbec/ - C'est dans le but de contribuer à la mise en place d'un projet de société durable que le Mouvement des caisses Desjardins a participé à la Conférence nationale sur l'avenir des territoires, organisée par Solidarité rurale du Québec. Sous la thématique "Occupation des territoires : pour un Québec fort de ses communautés", la conférence s'est tenue du 20 au 22 avril, à Shawinigan.

Pour Desjardins, le développement dynamique des territoires passe par la concertation, l'engagement et la prise en charge du développement local et régional par les communautés qui les habitent; par des conditions favorables mises en place par les divers paliers gouvernementaux ainsi que par la reconnaissance de l'interdépendance et de la complémentarité des milieux ruraux et urbains.

Desjardins souscrit aux grands défis identifiés par Solidarité rurale du Québec que sont :

- La démographie : parce qu'elle affecte la capacité de toute
entreprise à trouver la main-d'oeuvre requise pour faire face aux
défis qui se présentent à elle. Pour Desjardins, cette main-d'oeuvre
qualifiée est nécessaire pour continuer à servir ses membres et pour
assurer la relève des dirigeants élus des caisses, répartis dans
toutes les régions du Québec. Aussi, relever le défi de la
démographie signifie assurer le renouvellement de son membership ;

- La vitalité sociale : près de 20 % des caisses Desjardins desservent
des milieux confrontés à la problématique de la dévitalisation
économique et sociale. Approchées par leurs communautés, plusieurs
caisses soutiennent leurs milieux dans l'incontournable virage vers
une plus grande diversification économique ;

- L'énergie : Desjardins estime que le Québec possède des ressources
énergétiques renouvelables propres et des technologies de pointe
créatrices de richesse collective pouvant aider à réduire les gaz à
effet de serre ;

- Les changements climatiques : habituées aux grandes distances,
confrontées à des coûts de transport élevés et à la quasi inexistence
des transports en commun, les régions, soutenues par les paliers
gouvernementaux et les acteurs locaux, doivent être en mesure de
trouver des solutions viables.

Desjardins souligne la qualité de la démarche réalisée par Solidarité rurale, qui a réussi à rassembler les intervenants ruraux et urbains et à mettre la table pour des échanges et des travaux que Desjardins souhaite fructueux pour un Québec prospère, fort de ses communautés.

Beaucoup de bonnes idées ont été recueillies et Desjardins estime qu'il est maintenant temps de passer à l'action. Dans cette perspective, il s'est engagé à :

- poursuivre ses partenariats visant à développer les territoires de
façon durable ;
- poursuivre ses représentations auprès des gouvernements en lien avec
la réalisation de sa mission, qui est de contribuer au mieux-être
économique et social des personnes et des collectivités ;
- faire reconnaître le modèle coopératif comme un modèle viable et
économiquement fort, grâce à son ancrage dans le milieu ; et enfin,
- travailler avec les acteurs du milieu pour trouver des solutions
viables aux enjeux du maintien des points de service dans les
communautés en phase de dévitalisation.

À propos du Mouvement Desjardins

Avec un actif de 157 milliards de dollars, le Mouvement Desjardins est le premier groupe financier coopératif du Canada et le sixième dans le monde. S'appuyant sur la force de son réseau de caisses au Québec et en Ontario, ainsi que sur l'apport de ses filiales dont plusieurs sont actives à l'échelle canadienne, il offre toute la gamme des produits et services financiers à ses 5,8 millions de membres et clients. Le Mouvement Desjardins, c'est aussi le regroupement d'expertises en Gestion du patrimoine et Assurance de personnes, en Assurance de dommages, en Services aux particuliers ainsi qu'en Services aux entreprises. L'un des plus importants employeurs au pays, il mise sur la compétence de ses 42 200 employés et l'engagement de plus de 6 200 dirigeants élus. Pour en savoir plus, consultez le site www.desjardins.com.

Renseignements: (à l'intention des journalistes uniquement): André Chapleau, Directeur principal Relations de presse, (514) 281-7229, 1-866-866-7000, poste 7229, andre.chapleau@desjardins.com

21 avril 2010 - Communiqué Gouvernement du Québec - Occupation des territoires - le gouvernement Charest brille par son absence

QUÉBEC, le 21 avr. /CNW Telbec/ - Le député de Labelle et porte-parole de
l'opposition officielle en matière de développement régional et d'occupation
du territoire, Sylvain Pagé, est surpris d'apprendre qu'aucun ministre du
gouvernement Charest ne participera à la Conférence nationale sur l'avenir des
territoires, organisée par Solidarité rurale du Québec. Cette conférence se
tient à Shawinigan depuis hier et les travaux se termineront demain.
«L'absence d'un ministre à cette Conférence signifie-t-elle qu'encore une
fois le gouvernement libéral de Jean Charest fait des promesses mais n'y croit
pas? L'an passé, la ministre Nathalie Normandeau affirmait qu'il fallait
mobiliser l'ensemble de la société québécoise autour d'un enjeu comme celui de
l'occupation des territoires. Les intervenants sont mobilisés, sauf le
gouvernement! Avant de quitter son ministère, Nathalie Normandeau aurait pu
expliquer à son successeur, Laurent Lessard, l'importance de cet enjeu pour
les régions», a déploré M. Pagé.

La rencontre organisée par Solidarité rurale du Québec vient clore la
consultation publique entamée au printemps 2009 sur le développement et
l'avenir des territoires et qui s'adressait aux citoyens, aux régions, aux
communautés locales ainsi qu'aux organisations nationales. «On présentera aux
quelque 300 participants et aux représentants des grandes organisations
nationales, comme la FQM, l'UMQ et l'UPA, les résultats de cette consultation.
Il est inconcevable que le ministre Lessard brille par son absence», a ajouté
le député de Labelle.

Demain, l'ex-maire de Québec, Jean-Paul L'Allier, présidera une rencontre
de plus de 20 leaders issus des communautés et des milieux socio-économiques
et culturels. Ceux-ci seront appelés à prendre des engagements pour traduire
et concrétiser les pistes et propositions retenues. «Les leaders ruraux
souhaitent des engagements concrets; c'est probablement pour ça que le
gouvernement Charest n'envoie aucun élu. Souvenons-nous d'ailleurs que dans le dernier budget, le mot »région« n'est apparu qu'une seule fois sur 39 pages,
cela veut tout dire de l'importance que ce gouvernement accorde aux régions»,
a conclu Sylvain Pagé, qui sera présent à la Conférence aujourd'hui et demain.
 

21 avril 2010 - Radio de Radio-Canada - Entrevue avec Claire Bolduc

Émission Classe économique avec Jean-Sébastien Bernatchez

Écouter l'entrevue ici

21 avril 2010 - Communiqué FCSQ - La FCSQ participe à la Conférence nationale sur l'avenir des territoires

SHAWINIGAN, QC, le 21 avr. /CNW Telbec/ - La Fédération des commissions scolaires du Québec (FCSQ) a répondu à l'invitation de Solidarité rurale et participe à la Conférence nationale sur l'avenir des territoires qui se déroule à Shawinigan les 21 et 22 avril.

La FCSQ considère que l'occupation des territoires est un enjeu d'une importance capitale qui concerne le développement et l'avenir du Québec, et que cela passe inévitablement par l'éducation. "L'éducation est le pilier sur lequel repose le développement d'une société. Il s'agit d'une richesse individuelle et collective sur laquelle nous misons et devons miser pour que le Québec se développe à la hauteur de ses objectifs et des besoins culturels, sociaux et économiques de ses citoyens", a déclaré la présidente de la FCSQ. Josée Bouchard profitera également de la rencontre pour rappeler que la persévérance scolaire doit être une priorité au Québec et que c'est une responsabilité qui interpelle toute la société.

La FCSQ adhère à la vision et aux principes pour guider le développement des territoires tels que Solidarité rurale les a élaborés à la suite d'une vaste consultation. "Le milieu scolaire ne peut qu'être en accord avec les éléments de vision que sont habiter, développer, desservir et se réapproprier le territoire, dans l'optique où l'école y remplit une mission de base. Nous le savons tous, l'école est souvent le cœur d'un quartier ou d'un village et c'est aussi ce qui peut convaincre des familles de rester ou de venir s'y installer. Le maintien des écoles ne peut se faire à n'importe quel prix cependant, et c'est pour cette raison que nous croyons qu'il est nécessaire de faire en sorte que plus de familles choisissent d'habiter nos territoires afin de maintenir des services éducatifs les mieux adaptés à notre population", a fait valoir la présidente de la FCSQ.

Mme Bouchard précise que les commissions scolaires sont déterminées à participer activement à l'occupation des territoires, notamment par le biais des services aux entreprises et des services de francisation, du transport collectif, dans la mesure où un transport accessible et sécuritaire est maintenu pour la clientèle scolaire, et en tant que partenaire dans le déploiement d'Internet haute vitesse dans les communautés rurales.

Renseignements: Caroline Lemieux, Attachée de presse, Fédération des commissions scolaires du Québec, (418) 651-3220, Cell.: (418) 570-9716

21 avril 2010 - Communiqué APNQL - Conférence sur l'avenir des territoires: L'APNQL interpelle les gouvernements du Canada et du Québec

WENDAKE, QC, le 21 avr. /CNW Telbec/ - "En se traînant les pieds depuis des décennies dans la reconnaissance des droits des Premières Nations, les gouvernements du Canada et du Québec compromettent gravement le développement des régions du Québec."

C'est ce qu'a déclaré le Chef de l'APNQL, Ghislain Picard, au moment où s'ouvre à Shawinigan la Conférence sur l'avenir des territoires, organisée par Solidarité rurale du Québec. Le Chef Picard remercie la présidente de Solidarité rurale du Québec pour son invitation et salue l'initiative et la démarche comme étant un effort sincère de concertation. Le Chef Picard apprécie de même l'accueil fait par tous les participants aux préoccupations manifestées par l'APNQL tout au long des travaux. Au cours de la Conférence, l'APNQL s'en tiendra à un rôle d'observateur.

"Les Premières Nations veulent participer au développement, et le faire dans le respect de leurs droits, ajoute le Chef Picard. Le rattrapage socioéconomique dans nos communautés est une préoccupation constante de nos Chefs et conseils qui y consacrent toute leur énergie. Ce rattrapage peut et doit se faire dans le respect mutuel des droits et obligations. C'est ce que nous exigeons et nous ne lâcherons pas, et ce, malgré l'inertie des gouvernements en place. Que veut dire le Québec quand il se met soudain à parler (d'occupation du territoire), alors que les revendications territoriales de la plupart de nos Premières Nations ne sont pas réglées et que nos droits sont régulièrement bafoués? Faut-il y voir de la provocation? La question se pose", conclut le Chef Ghislain Picard.

L'Assemblée des Premières Nations du Québec et du Labrador est l'organisme régional qui regroupe les Chefs des Premières Nations au Québec et au Labrador.

Renseignements: Éric Cardinal, Conseiller en communication, Cell.: (514) 258-2315, eric@cardinalcommunication.com

20 avril 2010 - Communiqué Gouvernement du Québec - La Conférence de Solidarité rurale: une occasion de favoriser les échanges en amont du développement de la première stratégie gouvernementale sur l'occupation des territoires

QUÉBEC, le 20 avr. /CNW Telbec/ - Le ministre des Affaires municipales,
des Régions et de l'Occupation du territoire, monsieur Laurent Lessard, salue
l'initiative de l'organisme Solidarité rurale du Québec d'avoir privilégié
l'Avenir des territoires comme thème de sa conférence nationale réunissant
plus de 200 participants et qui s'ouvre aujourd'hui à Shawinigan.
«La conférence nationale annuelle de Solidarité rurale du Québec est
devenue un événement incontournable par la qualité de son organisation, de ses
conférenciers et des débats qu'elle offre. Cette année, elle constitue
également l'un des jalons importants de la démarche entreprise par Solidarité
rurale pour mobiliser plusieurs intervenants et préparer un avis en matière
d'occupation des territoires attendu en mai prochain», a mentionné le ministre
Lessard.

Depuis quelques mois, le gouvernement du Québec, par l'entremise du
ministère des Affaires municipales, des Régions et de l'Occupation du
territoire, a entrepris une démarche concrète pour mieux définir l'occupation
dynamique des territoires. Cet important mandat interpelle plusieurs
ministères et intervenants tant régionaux que nationaux. La réflexion et le
dialogue ont été lancés et cette préoccupation se trouve au coeur des
priorités ministérielles et gouvernementales.

«C'est avec enthousiasme que j'ai accepté le défi d'élaborer un plan
concerté d'occupation des territoires afin d'assurer le plein développement de
tous les territoires du Québec. C'est avec la collaboration et l'engagement de
tous les partenaires intéressés que nous devons l'élaborer et que nous
pourrons, ensemble et avec fierté, la mettre en oeuvre. Car l'occasion est
belle, pour le Québec, d'innover avec et pour toutes ses collectivités», a
déclaré le ministre Laurent Lessard.
 

18 avril 2010 - Première chaîne de Radio-Canada - Quel avenir pour les communautés rurales du Québec?

Émission Dimanche magazine avec Joane Arcand

L’occupation du territoire est une question d’importance au Québec compte tenu des défis qui se posent, ne serait-ce que celui de la baisse de la population active. Solidarité rurale mène une vaste consultation sur la question et remettra un avis au gouvernement du Québec au mois de mai. Le président d’honneur de cette consultation est l’ancien maire de Québec, Jean-Paul L’Allier.

Écouter les entrevues ici

17 avril 2010 - Cahier spécial du Devoir - Le Québec est la somme de toutes ses régions : «Ce sont les gens qui font la richesse d'un territoire »

Normand Thériault

L'organisme a pour nom Solidarité rurale du Québec. On se souviendra des actions de son premier président, d'autant plus que Jacques Proulx avait tout mis en oeuvre pour imposer que les «gens de la campagne» ne soient pas traités comme des citoyens de seconde zone. Aujourd'hui, on mène l'action encore plus loin, et ce qui sera proposé la semaine prochaine à Shawinigan sera un plan d'action dont l'ambition est d'assurer un développement harmonieux de tout le Québec. Et de chacune de ses régions. Un développement n'est durable que si tous les citoyens y trouvent leur compte.

Depuis juin dernier, Solidarité rurale consulte et planche sur un programme où les gens de l'économie, de divers milieux sociaux, des acteurs de terrain comme des intervenants de la société civile sont mis à contribution pour établir un plan d'action visant le développement du Québec, un développement où les citoyens, comme les régions, ne soient plus vus comme de simples ressources identifiées pour satisfaire une recherche effrénée de profits.

Et qui sera donc attendu à la Cité de l'énergie de Shawinigan à compter du 20 avril prochain? Les gens de Solidarité rurale, bien sûr, mais d'autres aussi, dont l'énumération des organismes auxquels ils et elles sont associés décrit l'ampleur de la démarche.

Parole est donc donnée aux gens de l'Assemblée des Premières Nations du Québec et du Labrador, de l'Association des centres locaux de développement, du Chantier de l'économie sociale, de la Confédération des syndicats nationaux, de la Conférence des recteurs et principaux des universités du Québec, du Conseil québécois de la coopération et de la mutualité, de Culture Montréal, de Culture pour tous, de la Coop fédérée, du Mouvement Desjardins, de Nature Québec, du Regroupement des sociétés d'aménagement forestier du Québec, du Regroupement national des conseils régionaux de l'environnement, de l'Union des municipalités, de l'Union des producteurs agricoles, de la Ville de Montréal et de plus d'une fédération, dont celle des cégeps, des commissions scolaires, des coopératives forestières et des municipalités.

Longue énumération, certes, mais qui décrit que l'entreprise en cours n'en est pas une de consultation mais d'engagement pour un projet capable bâtir le Québec de demain.


Perceptions fausses

Il faut d'ailleurs mettre à mal quelques concepts qui sévissent et qui desservent les personnes et les lieux qu'ils identifient. «La première chose à faire, c'est d'abolir à jamais la notion de "régions ressources", dira ainsi Claude Villeneuve, de la Chaire de recherche et d'intervention Éco-Conseil de l'UQAC, parce que, si une région n'est intéressante que pour ses ressources naturelles, cela veut dire que les gens qui y vivent n'ont pas d'importance. Ce sont les gens qui font la richesse d'un territoire aujourd'hui, parce qu'ils sont notamment capables d'en tirer quelque chose de durable, donc avec une valeur ajoutée.»

Priorité, donc, donnée à la personne qui habite un territoire. Mais place aussi au paysage, à son respect, ce qui entraîne que le développement pour le développement est un faux investissement. Et là, on touche à une nouvelle «vache sacrée» quand on aborde les hauts et les bas de l'aventure éolienne. Car, pour un Jean-François Lefebvre, chargé de cours en études urbaines à l'UQAM, au vu des projets en cours pour ce secteur, une conclusion s'impose: «On parlait jadis de "massacrer" et de "détruire" les rivières, on parle maintenant de "massacrer" et de "détruire" les paysages!»

Nécessaires actions

Et la liste est longue, quand on jette un regard sur la pratique en éducation, sur ce qui se fait en agriculture, en foresterie, dans le secteur minier ou même dans les villes. On dira ainsi que le Québec vieillit, que si les régions se vident, les urbains toutefois y débarquent, aménageant des sites de villégiature, s'opposant souvent aux projets des locaux, oubliant que ces derniers ont une première priorité: l'emploi local. Ainsi, Denise Boucher, vice-présidente de la Confédération des syndicats nationaux, pose une question cruciale: «Est-ce qu'il y a encore de l'avenir pour le monde du travail dans les territoires du Québec?», car «les régions ont souvent été construites sur une industrie unique et plusieurs d'entre elles sont éloignées, soit à cause de la forêt, des mines ou d'une spécificité plus particulière».

Et, dans ce débat, les villes, qui ou se dépeuplent ou se développent sur les terres arables, ne sortent pas pour autant gagnantes: Trois-Rivières n'est plus la capitale du papier, Montréal a perdu plus d'une industrie, tout comme Québec, et tant Sherbrooke que Rimouski ou Saguenay présentent aujourd'hui une nouvelle image où les usines et les filatures sont devenues des lieux d'hébergement à vocations multiples.

Et tout cela se fait, en ayant en mémoire, comme c'est le cas pour Claire Bolduc, la présidente de Solidarité rurale du Québec, cette phrase qui agit comme un slogan presque: «Les ruraux ont besoin des urbains et les urbains ont besoin des ruraux.»

À Shawinigan, c'est ainsi un Québec solidaire qui se donne donc rendez-vous.

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23 février 2010 - Communiqué FCSQ - Pour un Québec fort de ses communautés : la FCSQ participe à la consultation de Solidarité rurale sur l'occupation des territoires

QUÉBEC, le 23 févr. /CNW Telbec/ - La Fédération des commissions scolaires du Québec (FCSQ) a été impliquée dès le début du processus de consultation amorcé par Solidarité rurale en juin 2009. En effet, la FCSQ fait partie de la vingtaine d'organismes nationaux qui ont participé à la réflexion commune qui a mené au document de consultation Pour un Québec fort de ses communautés. Ce document propose une vision porteuse du Québec qui mise sur l'apport de toutes les communautés et identifie les grands défis que les territoires doivent relever : baisse démographique, changements climatiques et dévitalisation, par exemple.

Dans le formulaire de consultation qu'elle a fait parvenir à Solidarité rurale, la FCSQ appuie donc, de façon générale, la vision et les grandes orientations proposées dans le document, mais propose certains ajustements propres à ses préoccupations. Dans la section "Des acquis à considérer" par exemple, la FCSQ considère que l'éducation devrait figurer en tête de liste des acquis, alors qu'elle se retrouve parmi les derniers éléments énumérés. "Il est primordial que tous nous transmettions le message que l'éducation est une richesse individuelle et collective sur laquelle nous misons et devons miser pour que le Québec se développe à la hauteur des objectifs et des besoins culturels, sociaux et économiques de ses citoyens", explique la présidente de la FCSQ, Josée Bouchard.

Quant à la manière particulière dont les commissions scolaires peuvent contribuer à occuper les territoires, la FCSQ rappelle qu'elles participent au développement des communautés par le biais des services aux entreprises et des services de francisation et qu'elles ont contribué activement à les desservir en mettant en place des réseaux privés de télécommunication qui profitent aux partenaires des commissions scolaires, aux organismes publics et à la population en général.

La FCSQ invite toute commission scolaire qui le désire à participer à la consultation de Solidarité rurale qui se déroule jusqu'au 8 mars prochain. Le formulaire de consultation est disponible au www.territoires.qc.ca.

Renseignements: Caroline Lemieux, Attachée de presse, Fédération des commissions scolaires du Québec, (418) 651-3220, Cell.: (418) 570-9716

21 février 2010 - Première chaîne de Radio-Canada - L'occupation des territoires - Entrevue avec Jean-Paul L'Allier

Émission Samedi et rien d'autre / Pourquoi pas dimanche? avec Joël Le Bigot

Pour un Québec fort de ses communautés, une vaste consultation sur l’occupation du territoire, lancée par Solidarité Rurale. Jean-Paul L’Allier, président d’honneur de cette réflexion collective, nous en parle.

Écouter l'entrevue ici (Cinquième partie, 30:50)

16 février 2010 - Radio-Canada - Future politique d'occupation du territoire : La région exige un droit de regard

La Coalition urgence rurale du Bas-Saint-Laurent organisera un sommet régional à l'Université du Québec à Rimouski (UQAR) le 5 mars pour déterminer ce que la région demandera d'inscrire dans la future politique québécoise d'occupation du territoire.

L'Union des producteurs agricoles du Bas-Saint-Laurent estime qu'elle est directement concernée par le sujet. Le président de l'organisation, Gilles Guimond, ne voit pas comment l'occupation du territoire peut se concevoir sans producteurs agricoles et sans producteurs de bois.

« Si ces productions-là disparaissent dans certaines localités, c'est la municipalité qui disparaît. Ça fait que c'est très important puis je pense qu'il va falloir se donner les moyens pour aider ces petites communautés-là », affirme-t-il.

De son côté, la présidente de la Coalition urgence rurale du Bas-Saint-Laurent, Suzanne Tremblay, estime qu'il est plus que temps que Québec cesse d'imposer des politiques provinciales. « On a juste à voir comment ils s'apprêtent à faire pour le fameux téléphone social. Alors que ça fait plusieurs années que le nôtre fonctionne bien, ils veulent en imposer partout au Québec. Donc, on va être obligé de prendre leur modèle et abandonner le nôtre. Ça ne marche pas ça! », lance-t-elle.

Cette dernière compte sur une participation très large lors du sommet régional à l'UQAR. Les propositions du Bas-Saint-Laurent seront par la suite livrées au grand rendez-vous de Solidarité rurale du Québec les 21 et 22 avril, à Shawinigan.

Écouter le reportage ici

15 février 2010 - Maregion.ca - Les régions veulent avoir leur mot à dire sur l’occupation du territoire

Écrit par Daniel Ménard

Solidarité rurale du Québec, instance conseil auprès du ministre des Affaires municipales, des Régions et de l’Occupation du territoire, procède à une vaste consultation sur des éléments qui pourraient constituer la base d’une politique québécoise sur l’occupation des territoires. Au Bas?Saint?Laurent, la Coalition urgence rurale et ses partenaires coordonnent la tenue d’une consultation sur le sujet. À cet effet, plusieurs dizaines d’organismes dont toutes les municipalités de la région ont été invités à mettre leurs réflexions en commun, le vendredi 5 mars prochain, à l’UQAR. La présidente de la Coalition urgence rurale, Suzanne Tremblay, exhorte les décideurs et les citoyens, qu’ils soient des milieux des affaires, social ou communautaire à assister à cette journée de réflexion. C’est de cette façon que nous enverrons un message clair à notre gouvernement à l’effet que nous en avons assez que les décisions viennent d’en haut quand vient le temps de prendre des orientations pour l’occupation de notre propre territoire.

Lire la suite ici

9 février 2010 - Première chaîne de Radio-Canada - Entrevue avec Claire Bolduc

Émission Le monde aujourd'hui avec Denis Leduc

"Pour un Québec fort de ses communautés" c'est le thème de la vaste consultation publique que mène présentement Solidarité Rurale du Québec. Tous les citoyens, qu'ils proviennent de grandes villes ou de régions rurales, peuvent se prononcer sur le site www.territoires.qc.ca. La baisse de la population active, les changements climatiques, la transition énergétique et la vitalité sociale des communautés sont au coeur de cette consultation qui se poursuit jusqu'au 8 mars. Denis Leduc s'entretient avec la présidente de Solidarité Rurale du Québec, Claire Bolduc.

4 février 2010 - Radio de Radio-Canada Saguenay - L'occupation des territoires - Entrevue avec Jean-Paul L'Allier

Émission L'heure de pointe avec Jean-Pierre Girard

L’occupation du territoire est une question d’importance au Québec compte tenu des défis qui se posent, ne serait-ce que celui de la baisse de la population active. Solidarité rurale mène une vaste consultation sur la question et remettra un avis au gouvernement du Québec au mois de mai. Le président d’honneur de cette consultation est l’ancien maire de Québec, Jean-Paul L’Allier.

Écouter l'entrevue ici

30 janvier 2010 - Le Devoir - Miser sur l'interdépendance des régions et des villes

Fabien Deglise

Pour en finir avec la stagnation. L'organisme Solidarité rurale souhaite mettre un terme à la dualité stérile entre villes et régions pour renforcer le Québec et assurer son développement futur. L'organisme tient d'ailleurs jusqu'au 8 mars prochain une grande consultation publique sur l'occupation des territoires et les interrelations nécessaires entre les communautés.

Une vingtaine de groupes différents, dont la Fédération québécoise des municipalités, la Conférence des recteurs et des principaux des universités du Québec (CREPUQ) et Culture Montréal, appuient la démarche.

«Le moment est bon pour se questionner sur ce sujet, a résumé hier Claire Bolduc, présidente de Solidarité rurale. Le vieillissement de population, la protection de l'environnement, les transitions énergétiques... placent le Québec devant des défis importants pour son avenir. Et dans ce contexte, on ne peut plus négliger les questions portant sur l'occupation de notre territoire.»

Selon elle, il est temps de ramener un dialogue entre le monde urbain et le monde rural qui, dans les dernières années, se seraient considérablement éloignés. «Ces milieux se sont construits en opposition plutôt qu'en complémentarité, dit-elle. Et ce n'est pas une bonne chose. On a oublié que nous partageons le même espace et que nous avons besoin les uns des autres», ajoute Mme Bolduc, tout en précisant que 370 000 emplois dans les villes du Québec dépendent directement des communautés rurales.

Dans un document de 30 pages, base à la consultation, Solidarité rurale reconnaît l'importance de changer le paradigme actuel où villes et régions «se parlent à travers des préjugés qui se sont installés au fil des années et des débats [sur l'économie, entre autres]». L'organisme estime aussi que l'occupation des territoires ne peut plus se faire dans la logique d'antan «où les gens attendaient que les réponses viennent d'en haut, du gouvernement, des grandes entreprises, dit Mme Bolduc. Aujourd'hui, les territoires ne peuvent plus attendre des solutions qui viennent de l'extérieur. Ils doivent les formuler eux-mêmes».

Ce n'est pas la première fois qu'un groupe d'organismes amorce un débat sur le rapport villes-régions. En novembre 2008, la Coalition pour un Québec des régions, présidée par Claude Béland, a d'ailleurs vu le jour afin d'imaginer une politique québécoise décentralisée au profit des régions. Le bilan de la consultation sera présenté en avril prochain dans le cadre d'une conférence nationale sur l'avenir des territoires. 

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28 janvier 2010 - La Terre de chez nous - Solidarité rurale cherche une vision porteuse de l’occupation du territoire

redaction@laterre.ca

L’organisation Solidarité rurale du Québec vient de lancer une vaste consultation sur le thème de l’occupation du territoire intitulé « Pour un Québec fort de ses communautés ».

Un document de consultation est disponible sur Internet (www.territoires.qc.ca) et a été élaboré avec l’aide d’une vingtaine d’organisations québécoises de tous les secteurs (UPA, Desjardins, Fédération des Cégeps, Ville de Montréal, Fédération des chambres de commerce, Regroupement des sociétés d’aménagement forestier du Québec, Assemblée des Premières Nations du Québec et du Labrador, la Coop fédérée, FQM, UMQ, CSN, FTQ, etc.).

La démarche sera présidée par l’ancien maire de Québec, M. Jean-Paul l’Allier, qui va coordonner la rédaction d’une « vision porteuse du développement du territoire » qui sera ensuite déposée au gouvernement. Solidarité rurale souhaite que cette vision inspire aussi les partenaires du monde rural dans leurs activités quotidiennes et ne soit pas seulement un nouveau rapport en attente sur une tablette. La démarche se veut ouverte à tous les citoyens du monde rural et urbain.

Les principaux enjeux traités sont : la baisse de la population active, les changements climatiques, la transition énergétique et la vitalité sociale des communautés. Des solutions pourront être discutées en matière d’aménagement, de transport collectif, d’énergie renouvelable, de culture et de développement.

La consultation se poursuivra jusqu’au 8 mars et une Conférence nationale sur l’avenir des territoires sera ensuite tenue à Shawinigan les 21 et 22 avril prochain pour faire le point avant d’élaborer la vision finale. 

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26 janvier 2010 - Le Nouvelliste - Vaste consultation nationale de Solidarité rurale

Louise Plante
Le Nouvelliste

(Nicolet) Solidarité rurale du Québec lançait hier une vaste consultation sur l'enjeu de l'occupation des territoires qui se poursuivra jusqu'au 8 mars prochain. Les résultats de cet exercice seront présentés en avril à Shawinigan, lors des assises de la Conférence nationale sur l'avenir des territoires.

On peut lire le document de consultation sur Internet «Pour un Québec fort de ses communautés.»

Ce dernier est issu d'une démarche de réflexion à laquelle ont pris part des représentants d'une vingtaine d'organisations nationales provenant des milieux économique, municipal, culturel, coopératif, agricole, social et environnemental.

Claire Bolduc, présidente de Solidarité rurale, a précisé que cette démarche sur l'enjeu de l'occupation du territoire, initiée en 2009 par sa coalition, est précisément un appel à la mobilisation, au-delà des intérêts sectoriels.

Cette consultation est ouverte à tous, citoyens comme organisations, qu'ils soient ruraux ou urbains.

Le document identifie les grands défis que les territoires doivent relever: la baisse de la population active, les changements climatiques, la transition énergétique et la vitalité sociale des communautés.

Il soumet à la consultation des pistes en matière d'aménagement, de transports collectifs, d'énergies renouvelables, de culture et de développement notamment.

Un nouveau site Web a été mis en ligne pour faciliter cette consultation, à l'adresse www.territoires.qc.ca.

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26 janvier 2010 - CHLN 106,9 - Consultation sur l'occupation du territoire

Solidarité rurale lance une vaste consultation sur l'enjeu de l'occupation du territoire.

L'exercice qui interpelle de nombreux intervenants du monde rural et urbain permet à tout le monde, citoyens comme organisations, de s'exprimer et de présenter sa vision. Les défis sont importants : on parle, entre autres, de baisse de la population active, des changements climatiques et de vitalité sociale des communautés. Les résultats de cette consultation seront présentés et discutés les 21 et 22 avril prochain à Shawinigan.

Pour Claire Bolduc, présidente de Solidarité Rurale, cette consultation est essentielle pour trouver des réponses à ces défis.

Écoutez l'extrait audio 

25 janvier 2010 - La Presse canadienne - Citoyens et groupes invités à une consultation sur l'occupation du territoire

De Lia Lévesque (CP) 

MONTRÉAL — Les citoyens du Québec et les organisations sont invités à participer à une consultation sur l'occupation du territoire.

Les thèmes des changements climatiques, de la baisse de la population active, de la vitalité des communautés, de l'énergie, des transports, de culture, de l'aménagement, par exemple, y seront abordés.

La consultation est menée par le groupe Solidarité rurale du Québec, à compter de lundi et jusqu'au 8 mars.

Il faut cesser d'opposer la réalité rurale à la réalité urbaine, a plaidé Claire Bolduc, présidente de Solidarité rurale, au cours d'une entrevue téléphonique.

"C'est important que la ruralité s'inscrive plus globalement dans l'ensemble de la société. Je donne un exemple: à Montréal, au cours de la dernière crise, il s'est perdu beaucoup d'emplois. On parle de sept emplois perdus sur 10 au Québec qui étaient des emplois à Montréal. Mais une bonne portion de ces emplois étaient associés à ce qui se passe dans le milieu rural, entre autres dans les activités forestières. On comprend que c'est interdépendant; c'est complémentaire ces deux mondes-là. Probablement que le monde rural est plus au fait, plus sensible à tous ces signaux-là, donc nous, on a lancé l'exercice", a expliqué Mme Bolduc.

Il existe déjà un document de consultation et différentes informations sur la question de l'occupation du territoire que les intéressés peuvent consulter à l'adresse www.territoires.qc.ca.

"Ce qu'on souhaite, c'est la contribution de tous, qu'ils soient du milieu urbain, qu'ils soient du milieu rural, qu'ils soient autochtones, qu'ils soient de l'immigration, on souhaite la contribution de tous, par les organisations, individuellement, par les municipalités, mais on souhaite la contribution de tous", a plaidé Mme Bolduc.

Les résultats de la consultation seront présentés et discutés les 21 et 22 avril à Shawinigan, lors d'une Conférence nationale sur l'avenir des territoires.
Solidarité rurale du Québec présentera ultimement un avis au gouvernement du Québec sur cette question de l'occupation du territoire.

Mme Bolduc précise que les 23 organismes qui ont déjà participé à la réflexion depuis le printemps 2009 s'engagent aussi à se mobiliser face aux dossiers d'occupation du territoire. Parmi ces organismes, on retrouve tant la Fédération des cégeps, que celle des commissions scolaires, l'Assemblée des premières nations du Québec et du Labrador, l'Union des municipalités et la Fédération québécoise des municipalités, l'Union des producteurs agricoles et le Mouvement Desjardins.

La coalition Solidarité rurale du Québec avait été créée en 1991 pour assurer le suivi des Etats généraux du monde rural. Elle agit comme instance conseil du gouvernement en matière de ruralité. 

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25 janvier 2010 - Progrès-Écho Le Rimouskois - Vaste consultation sur l’occupation du territoire

ALEXANDRE D'ASTOUS 

Solidarité rurale du Québec lance une vaste consultation sur l’enjeu de l’occupation des territoires qui se poursuivra jusqu’au 8 mars.

Le document de consultation intitulé «Pour un Québec fort de ses communautés», disponible au www.territoires.qc.ca, est issu d’une démarche de réflexion à laquelle ont pris part les représentants d’une vingtaine d’organisations nationales provenant des milieux économique, municipal, culturel, coopératif, agricole, social et environnemental. «Cette démarche sur l’enjeu de l’occupation des territoires, initiée en 2009 par notre coalition, est précisément un appel à la mobilisation au-delà des intérêts sectoriels. Les grands acteurs du monde rural et urbain issus de tous les domaines ont accepté de contribuer et de s’engager dans la construction et la mise en oeuvre d’une vision porteuse du Québec qui mise sur l’apport de toutes les communautés», déclare la présidente de Solidarité rurale du Québec, Claire Bolduc. 

 

Réalité rurale et urbaine opposée

«Ce n’est pas d’hier qu’on oppose la réalité rurale et la réalité urbaine alors que ces deux réalités s’interpénètrent et doivent accepter leur interdépendance et leur complémentarité», précise Jean-Paul L’Allier, qui a accepté, dès le début de la démarche, d’en assumer la présidence d’honneur. Cette consultation est ouverte à tous, citoyens et organisations de l’ensemble du Québec, qu’ils soient ruraux ou urbains, qu’ils soient d’instances locales, régionales ou nationales. Le document identifie les grands défis que les territoires doivent relever : la baisse de la population active, les changements climatiques, la transition énergétique et la vitalité sociale des communautés. Il soumet à la consultation des pistes en matière d’aménagement, de transports collectifs, d’énergies renouvelables, de culture et de développement notamment.

Pour faciliter la participation à la consultation, un nouveau site Web est en ligne à www.territoires.qc.ca. Il donne accès au document de consultation ainsi qu’à une foule d’informations sous forme de vidéo, de présentation PowerPoint commentée entre autres. Les résultats de cette consultation seront présentés et discutés les 21 et 22 avril à Shawinigan, lors d’une Conférence nationale sur l’avenir des territoires.  

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25 janvier 2010 - La Vie rurale - Vaste consultation sur l’occupation des territoires

Ricardo Codina 

Shawinigan - Solidarité rurale a lancé aujourd’hui une importante consultation dont l’enjeu est l’’occupation des territoires. La consultation se déroule jusqu’au 8 mars 2010 avec un document intitulé Pour un Québec fort de ses communautés. Pour obtenir ce document il suffit de le télécharger sur le site www.territoires.qc.ca et le tour est joué. Ce document est le fruit d’une réflexion menée par les représentants d’une vingtaine d’organisations nationales provenant des milieux municipaux, agricoles, culturels, sociaux, environnementaux, coopératifs et économiques.

"Cette démarche sur l'enjeu de l'occupation des territoires, initiée en 2009 par notre coalition, est précisément un appel à la mobilisation au-delà des intérêts sectoriels. Les grands acteurs du monde rural et urbain issus de tous les domaines ont accepté de contribuer et de s'engager dans la construction et la mise en œuvre d'une vision porteuse du Québec qui mise sur l'apport de toutes les communautés" déclare Mme Claire Bolduc, présidente de Solidarité rurale du Québec. "Ce n'est pas d'hier qu'on oppose la réalité rurale et la réalité urbaine alors que ces deux réalités s'interpénètrent et doivent accepter leur interdépendance et leur complémentarité" précise M. Jean-Paul L'Allier qui a accepté, dès le début de la démarche, d'en assumer la présidence d'honneur.

Qui peut s’exprimer? Tout les citoyens et organisations de l’ensemble du Québec, qu’ils soient ruraux ou urbains. La collaboration de tous est importante. Le document identifie les défis que doivent relever les territoires : baisse de la population active, changements climatiques, transition énergétique, vitalité sociale des communautés etc. À partir de cette phase d’identification, le document soumet à la consultation des pistes dans le domaine de l’aménagement, des transports collectifs, des énergies renouvelables etc.

Les résultats seront présentés et discutés les 21 et 22 avril prochain à Shawinigan dans le cadre d’une Conférence nationale sur l’avenir des territoires. Solidarité rurale déposer alors un avis au gouvernement du Québec sur cet enjeu en s’appuyant sur les résultats.

L’enjeu principal, on s’en doute, est que le flux migratoire des populations ne se fasse pas seulement dans un sens. C'est-à-dire des régions qui se vident au profit des villes. Le flux migratoire doit se faire dans les deux sens.

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11 juin 2009 - La Terre - Solidarité rurale va revoir sa vision de l'occupation du territoire

Pierre-Yvon Bégin - 11 juin 2009

redaction@laterre.ca


QUÉBEC – Les leaders de 22 organisations nationales conviennent de participer activement à la définition d’une nouvelle vision de l’occupation des territoires.

Réunis durant deux jours au mont Sainte-Anne à l’invitation de Solidarité rurale du Québec pour établir un constat de la crise, ces leaders ont accepté d’unir leurs efforts pour amorcer un changement durable. « Les modèles ont atteint leurs limites et tout le monde a choisi de travailler ensemble », a déclaré en point de presse Claire Bolduc, présidente de Solidarité rurale. Celle-ci dit être ressortie de l’exercice « revigorée », les résultats ayant dépassé toutes ses espérances. Forte d’une adhésion des leaders à construire une vision inclusive et durable du développement des territoires, elle s’engage dans une démarche d’un an.

À des rencontres thématiques (complémentarité rurale/ urbaine) l’automne prochain et à une consultation publique à partir de janvier, les leaders se réuniront de nouveau au printemps 2010. Pour sortir d’une crise multiple, financière, économique, démographique et environnementale, Claire Bolduc se défend de répondre par une trop longue démarche.

« C’est dix mois pour rédiger un nouveau projet de société, réplique-t-elle. La crise énergétique, on la touche à peine. Même chose pour la main-d’œuvre. Les solutions ne sont pas toutes faites et on s’inscrit dans un processus de changement. On bouscule un certain confort. Il s’agit aussi de se prémunir contre les prochaines crises. »

Plus de détails dans l'édition du 11 juin de La Terre de chez nous.

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6 juin 2009 - Le Soleil - Un « projet de société durable » pour les régions

Annie Morin
Le Soleil

(Québec) Une page blanche et une année complète. Voilà ce qu'il faut pour déterminer comment sortir le Québec de la crise, ou plutôt des crises, selon Solidarité rurale, qui potasse un «nouveau projet de société durable».

L'organisme chargé de conseiller le gouvernement du Québec sur les questions de ruralité tenait mercredi et jeudi sa grande réflexion sur l'avenir de la province et de ses territoires, à Beaupré. Y participaient une cinquantaine de leaders, représentant une vingtaine d'organisations municipales, agricoles, syndicales et culturelles et d'autres encore consacrées à la forêt, aux autochtones, à l'environnement et au développement économique.

Bref, des gens de tous les horizons, qui se sont mis d'accord pour dire que le Québec n'est pas victime d'une seule crise, mais bien de plusieurs. À la crise financière et économique, il faut notamment ajouter l'environnementale, l'énergétique et la démographique, a expliqué Claire Bolduc, présidente de Solidarité rurale. «Les modèles de développement ont atteint leurs limites», selon elle.

Pour les dépasser, les participants à la rencontre ont décidé de ne pas s'en tenir à ce qu'ils pouvaient faire et ont plutôt convenu de déterminer ce qu'ils voulaient faire. Leur «nouveau projet de société durable», comme le désigne Mme Bolduc, sera donc écrit «sur une page blanche». Pour cela, les régions doivent apprendre à mieux connaître - et faire reconnaître - leurs forces et leurs faiblesses, a insisté la présidente de Solidarité rurale.

«Chaque région est différente de la voisine. Il n'y a pas de modèle mur à mur dans le développement. Et ça, l'action gouvernementale doit le reconnaître. On ne peut pas dans les régions se contenter d'avoir des politiques faites pour tout le monde comme dans l'armée, one size fits all», a renchéri Jean-Paul L'Allier, ex-maire de Québec et président de la rencontre, en conférence de presse.

Tous deux tablent également sur la solidarité légendaire des Québécois, qui s'est exprimée maintes fois pendant l'histoire et pendant ces deux journées de réflexion, pour trouver les bonnes solutions.

Le gouvernement provincial était représenté par une brochette de sous-ministres et non par des politiciens. Mme Bolduc a reçu de leur part «un signal clair, un signal d'écoute positif». Son organisation transmettra donc un avis sur l'occupation du territoire à Québec, comme cela lui a été demandé.

À l'automne, des rencontres thématiques (éducation, forêt, culture, complémentarité rurale/urbaine, etc.) seront aussi organisées avec un nombre élargi de leaders de la société. Une consultation publique suivra dans Internet et dans plusieurs régions du Québec à partir du mois de janvier. Un nouveau sommet sera organisé au printemps prochain.

Questionnés sur le flou de la démarche et l'horizon de temps, qui apparaît long compte tenu de l'ampleur de la crise, tant M. L'Allier que Mme Bolduc ont réclamé un peu de patience. «C'est navrant pour le journaliste, mais c'est la beauté de l'exercice», a conclu cette dernière.

Source

5 juin 2009 - Communiqué APNQL - "Le gouvernement du Québec ne peut constamment bafouer les droits territoriaux des Premières Nations", Ghislain Picard, Chef de l'APNQL

WENDAKE, QC, le 5 juin /CNW Telbec/ - Le Chef de l'Assemblée des
Premières Nations du Québec et du Labrador (APNQL), Ghislain Picard, a été
invité hier au Mont Ste-Anne à prendre la parole dans le cadre de l'activité
"L'occupation des territoires, un enjeu de société", le tout organisé par
Solidarité rurale du Québec.

L'APNQL demeurera très attentive suite à la conclusion des deux jours de
rencontre alors qu'il fut décidé que les leaders de la société civile
québécoise s'engagent à proposer une nouvelle vision au développement des
territoires. Le tout devrait être connu dès le printemps prochain et transmis
au gouvernement du Québec.

Le Chef Picard a quant à lui profité de cette tribune, devant plusieurs
organisations nationales de la société civile, pour rappeler la place des
Premières Nations lorsqu'il est question d'occupation des territoires.

"L'ouverture d'esprit démontré par la société civile québécoise au cours de
ces deux jours de discussion fait contraste avec l'obstination du gouvernement
du Québec. Celui-ci doit réaliser qu'il ne peut constamment bafouer les droits
territoriaux des Premières Nations. Cette attitude négative passéiste ne peut
qu'engendrer la confrontation", explique M. Picard.

L'Assemblée des Premières Nations du Québec et du Labrador est
l'organisme qui regroupe les Chefs des Premières Nations du Québec et du
Labrador.

Renseignements :

Alain Garon, Agent des communications, APNQL

418 842-5020, Cell.: 418 956-5720

4 juin 2009 - Communiqué UMQ - Rencontre des organisations nationales sur l'enjeu de l'occupation des territoires - L'UMQ propose des actions et une politique fondée sur la complémentarité rurale urbaine

MONT-SAINTE-ANNE, QC, le 4 juin /CNW Telbec/ - L'Union des municipalités du Québec (UMQ) a participé aujourd'hui à la rencontre des organisations nationales sur l'occupation des territoires, organisée par Solidarité rurale du Québec (SRQ), et c'est avec enthousiasme qu'elle a partagé sa vision et son plan d'action avec les acteurs politiques et socio-économiques présents.

Pour l'UMQ, l'occupation dynamique et durable du territoire est plus qu'un concept, c'est la volonté de permettre à tous les citoyens d'habiter dans leur milieu de vie et d'y développer leur plein potentiel. L'Union propose ainsi que le
fondement de la future politique gouvernementale sur l'occupation des
territoires soit la complémentarité rurale urbaine. Elle travaille d'ailleurs
à identifier des initiatives et à développer des projets d'occupation
dynamique du territoire.

D'entrée de jeu, le premier vice-président de l'UMQ et maire de
Saint-Jérôme, M. Marc Gascon, a rappelé que l'Union s'intéresse à l'enjeu de
l'occupation du territoire depuis déjà plusieurs années. En fait, l'Union a
adopté en 2006 un plan d'action pour l'occupation de tout le territoire
québécois préparé par son Caucus des municipalités locales. En 2007, elle
tenait un forum national sur l'enjeu de la complémentarité rurale urbaine et
de l'occupation du territoire. A l'automne 2008, le président de l'UMQ
entreprenait une tournée du Québec sur ce thème. L'Union en a aussi fait un
enjeu de la dernière campagne électorale au Québec, tant et si bien que le 18
décembre 2008, le premier ministre du Québec donnait suite à sa demande de
nommer une ministre responsable de l'Occupation du territoire.

L'Union a également réalisé un sondage auprès de ses membres dont les
résultats confirment que les municipalités souhaitent l'adoption d'une
politique d'occupation du territoire fondée sur le développement des
complémentarités rurale-urbaine et axée sur :

  • La modulation et l'adaptation des politiques et des programmes en
  • fonction des réalités territoriales;
  • L'accroissement de l'autonomie administrative et financière des
  • municipalités;
  • L'accroissement de la compétitivité de nos territoires par une plus
  • grande diversification des activités économiques.

"Les défis de l'occupation dynamique du territoire sont nombreux : défi
démographique, défi écologique, défi économique et social, des défis intégrés
au développement durable, un grand défi de société. L'UMQ croit que le
gouvernement du Québec doit saisir les fenêtres d'opportunité qui s'ouvriront
à lui au cours des prochains mois pour favoriser l'occupation dynamique du
territoire et la complémentarité rurale urbaine. On pense notamment à
l'arrimage de la Loi sur l'aménagement et l'urbanisme et la Loi sur la
protection du territoire agricole, au chantier de la diversification des
sources de revenus municipaux et à la nouvelle politique agricole et
agroalimentaire québécoise", a déclaré M. Marc Gascon.

L'Union croit aussi que des mesures concrètes doivent être mises en place
rapidement pour permettre aux municipalités de participer pleinement à la
vitalité socio-économique de leur milieu. On pense ici aux investissements
dans les infrastructures, à la flexibilité des programmes gouvernementaux et
au soutien à des secteurs en difficulté comme l'industrie forestière et le
secteur manufacturier. Il est également urgent de se pencher sur la question
de la rétention des résidants, à l'attraction de nouvelles populations et au
développement de la main-d'oeuvre.

L'UMQ croit en une action concertée et solidaire de tous les acteurs et
elle a offert son entière collaboration à Solidarité rurale du Québec dans la
poursuite de sa démarche.

À PROPOS DE L'UMQ

Depuis sa fondation en 1919, l'UMQ représente les municipalités de toutes
tailles dans toutes les régions du Québec. Elle a pour mission de contribuer
au progrès et à la promotion de municipalités démocratiques, dynamiques et
performantes, dédiées au mieux-être des citoyens. La structure de l'UMQ, qui
regroupe ses membres en caucus d'affinité : municipalités locales,
municipalités de centralité, villes d'agglomération, grandes villes et
municipalités de la Métropole, est l'expression de toute la diversité et de la
solidarité municipale québécoise. Ses membres comptent près de 5 millions de
citoyennes et citoyens.

Renseignements :

François Sormany

Directeur des communications

514 282-7700, poste 265, Cellulaire: 514 910-7272

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Source :
Union des municipalités du Québec

4 juin 2009 - Communiqué FQM - Rencontre nationale sur l'occupation du territoire : la FQM plaide pour une économie misant sur le savoir et la créativité des communautés

BEAUPRE, QC, le 4 juin /CNW Telbec/ - Le président de la Fédération
Québécoise des Municipalités (FQM), M. Bernard Généreux, a profité d'une
allocution prononcée, aujourd'hui, dans le cadre de la Rencontre nationale sur
l'occupation du territoire qui se tient à Beaupré, pour livrer un vibrant
plaidoyer en faveur "d'une économie de proximité basée sur la créativité et
l'innovation, ces forces vives de nos milieux". Estimant que le gouvernement
devait faire confiance aux communautés et leur donner les moyens d'agir, M.
Généreux s'est dit très encouragé par la volonté manifestée par l'ensemble des
leaders nationaux présents à s'engager en ce sens.

"Depuis déjà plusieurs années, les régions sont affectées par les
difficultés vécues dans les secteurs forestier et manufacturier, par exemple.
Or, la crise économique ne fait qu'empirer la situation qui nous amène à
constater de profonds changements dans le modèle de développement traditionnel basé sur l'exploitation des ressources naturelles. Et si les crises économique et environnementale constituaient en fait une opportunité de revoir nos façons de faire? Pour cela, il nous faut une vision d'ensemble et des actions
tangibles, et nous croyons que cela passe par une loi sur l'occupation du
territoire", a déclaré M. Généreux.

Pour M. Généreux, il est clair que l'ampleur des défis à relever
nécessitera l'engagement de tous les ministères à l'image de ce qui s'est déjà
passé dans le cas de la Loi sur le développement durable et du Plan d'action à
l'intention des municipalités dévitalisées, mis sur pied à la suite des
représentations de la FQM.

Rappelons que dès 2007, la FQM a proposé au gouvernement la mise en
oeuvre d'une véritable politique d'occupation du territoire, ayant pour
objectif de remettre les territoires en mode développement en leur permettant
de se doter des outils dont ils ont besoin et qu'ils réclament depuis
longtemps pour assurer leur propre prise en main. Faisant suite à cette
demande, la FQM a présenté, au début de l'an dernier, au premier ministre Jean
Charest, un énoncé de politique d'occupation dynamique du territoire.
Depuis, la FQM a reçu un premier signal à l'effet que ses nombreuses
représentations portaient des fruits avec la nomination d'une ministre
responsable de l'occupation dynamique du territoire en la personne de Mme
Nathalie Normandeau, ministre des Affaires municipales, des Régions et de
l'Occupation du territoire. Pour M. Généreux, "la volonté gouvernementale doit
maintenant se traduire par des gestes concrets au bénéfice des territoires".
Le Congrès de la FQM, qui aura lieu les 24, 25 et 26 septembre prochain,
sous le thème Nos municipalités au coeur du développement économique, sera une occasion de démontrer, une fois de plus, toute la volonté du milieu municipal de prendre en main son développement dans chacun des territoires et toute la détermination des élus à établir un nouveau rapport avec l'Etat Québécois.

Pour M. Généreux, "faire confiance aux communautés et leur donner les
moyens d'agir, c'est faire confiance à la créativité des communautés et
s'appuyer sur une force et une capacité de travail qui peuvent assurer un
développement durable du territoire québécois".

La Fédération Québécoise des Municipalités a pour mandat d'informer, de
soutenir et de conseiller les municipalités dans leurs rôles et leurs
responsabilités. Elle représente 915 municipalités de même que la presque
totalité des MRC. La FQM, dont le rayonnement s'étend à plus de 85 % du
territoire habité québécois, s'appuie sur une force de 7000 élus.

Renseignements :

Dany Rousseau

Directeur des communications

Fédération Québécoise des Municipalités

418 651-3343

Sans frais : 1 866 951-3343

Cell.: 418 955-7001

27 mars 2009 - Le Soleil - Solidarité rurale lance une vaste réflexion sur l'avenir du Québec

Annie Morin
Le Soleil

(Québec) La crise économique actuelle sera-t-elle l'occasion d'évacuer une fois pour toutes les tensions entre le Québécois des villes et le Québécois des champs? C'est ce que souhaitent Solidarité rurale et Jean-Paul L'Allier en lançant un vaste chantier de réflexion sur l'avenir de la province.

Inspiré par le Mouvement Desjardins, né d'une crise des banques en 1900, l'ex-maire de Québec croit possible d'inventer de nouvelles façons de gérer l'économie. En conférence de presse, jeudi, à Cap-Saint-Ignace, il a dressé un parallèle avec l'incident cardiaque qui l'a laissé affaibli il y a quelques années.

«Le médecin m'a dit une chose : ou tu changes complètement ta façon de vivre et tes habitudes, ou tes chances que ça recommence sont élevées. C'est la même chose dans la société. [...] Si tu continues comme avant, dès le lendemain de la crise, tu recommences à te concurrencer et à te planter.»

Pour éviter que les mauvaises habitudes ne reviennent au galop, Solidarité rurale a donc eu l'idée d'une grande réflexion sur l'avenir du Québec. Première étape : une cinquantaine de leaders des régions, des milieux communautaires et d'affaires ainsi que des universitaires et quelques politiciens triés sur le volet lanceront des idées pour le Québec pendant toute une journée, le 4 juin, à Beaupré.

Gestes concrets

«Il ne faut surtout pas imaginer ce à quoi on a été habitué, soit un espèce de sommet qui finit par des déclarations solennelles au centre de l'Assemblée nationale», a précisé hier Bernard Généreux, président de la Fédération québécoise des municipalités (FQM), qui réclame du concret. Une tournée des régions du Québec, tant urbaines que rurales, suivra ce remue-méninges.

Le Québec a déjà eu droit à ses États généraux du monde rural, au début des années 90, au terme desquels Solidarité rurale a été créée et une politique nationale de la ruralité a été adoptée.

«Il y avait une première étape à accomplir en 1991, c'était de faire reconnaître qu'il y en avait un, territoire québécois. On passe maintenant à l'autre étape, celle de définir ce qu'on souhaite en faire de ce territoire-là», explique Claire Bolduc, présidente de l'organisme, qui tient son congrès annuel à Cap-Saint-Ignace.

Si celle-ci refuse d'avancer des pistes pour ne pas les brûler, Bernard Généreux est plus loquace. Le maire de Saint-Prime verrait d'un bon oeil l'adoption d'une loi cadre sur l'occupation du territoire. À l'instar de la Loi sur le développement durable, elle toucherait tous les ministères, chapeauterait toutes les lois et influencerait toutes les décisions, de la réforme de la carte électorale au financement des commissions scolaires.

En échange d'une modulation des programmes gouvernementaux pour accommoder les régions, moins densément peuplées et moins riches, celui-ci croit qu'il faut faire comprendre aux ruraux pourquoi il est collectivement rentable d'investir dans le métro de Montréal, par exemple. Inversement, Jean-Paul L'Allier voudrait que les citadins s'ouvrent sur le monde rural.

«La qualité de la ville de Québec dépend de la qualité de son environnement large, de sa première, deuxième, troisième couronne. L'avenir de Québec n'est pas à dissocier de Charlevoix et du Bas-du-fleuve. [...] Il faut sortir de ce monde de l'opposition : si tu aides la ville, tu nuis à la région et si tu aides la région, tu enlèves de l'argent à la ville», fait-il valoir.

Claire Bolduc croit que le dialogue est déjà engagé entre les gens de la ville et de la campagne. Elle veut maintenant l'approfondir et rapprocher les positions.

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26 mars 2009 - Communiqué UMQ - Occupation et habitation dynamiques du territoire - L'UMQ prépare une stratégie économique

QUEBEC, le 26 mars /CNW Telbec/ - L'Union des municipalités du Québec
(UMQ) salue l'annonce d'aujourd'hui de Solidarité rurale du Québec (SRQ) qui
amorcera en juin prochain une grande réflexion sur la question de l'occupation
des territoires qui se terminera en 2010. Il s'agit d'une démarche
complémentaire à celle de l'Union qui permettra d'enrichir la réflexion
collective sur cet enjeu majeur pour le Québec. En tant que membre de SRQ,
l'UMQ participera à la démarche et partagera la réflexion faite par ses cinq
caucus d'affinités représentant des municipalités de toutes tailles autant
urbaines que rurales.

L'UMQ s'active depuis janvier dernier au développement d'une stratégie
économique qui vise l'occupation dynamique et durable du territoire. Elle
sonde présentement ses membres sur les axes prioritaires d'intervention et les
projets pilotes qui pourraient être mis en place pour générer une plus grande
vitalité économique dans tous les territoires du Québec. Pour l'UMQ,
l'occupation dynamique du territoire doit s'inscrire dans une stratégie à long
terme de développement durable, mais à plus court terme, elle doit se traduire
par des actions pour stimuler la création d'emplois, des projets de
développement et des outils concrets pour les municipalités.

Après une tournée de toutes les régions du Québec sous le thème de
l'occupation et l'habitation dynamiques du territoire, et considérant le
contexte actuel de l'économie québécoise, le président de l'UMQ et maire de
Maniwaki, M. Robert Coulombe, souhaite que la question de l'occupation du
territoire se pose d'abord comme un enjeu économique, une opportunité de créer de la richesse.

"Je crois que des mesures concrètes doivent être mises en place pour
permettre aux municipalités de participer pleinement à la vitalité
socio-économique de leur milieu dans une perspective d'occupation et
d'habitation dynamiques du territoire. Je pense ici aux investissements dans
les infrastructures, à la flexibilité et la modulation des programmes
gouvernementaux en fonction des réalités locales et régionales, à la capacité
de payer des municipalités et au soutien à des secteurs en difficulté comme
l'industrie forestière et le secteur manufacturier. Il faut également se
pencher sur la question de la diversification des économies locales et
régionales et au développement de la main-d'oeuvre. Cela doit se faire
rapidement afin que les municipalités et MRC du Québec soient en mesure de
profiter pleinement des opportunités lors de la reprise Le sondage sur
l'occupation du territoire que nous réalisons ces jours-ci auprès des membres
des caucus de l'UMQ enrichira cette réflexion et validera certaines pistes de
solution", a déclaré M. Robert Coulombe.

Le conseil d'administration de l'UMQ a adopté, en décembre 2006, un plan
d'action pour l'occupation du territoire intitulé "Plan d'action pour
l'occupation de tout le territoire québécois : pour un avenir viable de
l'ensemble du territoire" proposé par le Caucus des municipalités locales,
présidé par le maire de Chelsea, M. Jean Perras. En 2007, l'UMQ a entrepris
plusieurs démarches de représentation et de sensibilisation. Le président de
l'Union a ainsi fait parvenir le plan d'action au premier ministre, à tous les
ministres, sous-ministres et députés du Québec ainsi qu'aux ministres et
députés fédéraux élus au Québec.

Le 18 décembre 2008, le premier ministre du Québec donnait suite à la
demande de l'UMQ de nommer un ministre responsable de l'Occupation du
territoire. Depuis, l'UMQ prépare un document d'orientation pour une politique
gouvernementale d'occupation du territoire, et travaille en parallèle à
l'élaboration d'un plan d'action à court terme. Dans la foulée de ces
initiatives, l'Union organise avec l'Association des professionnels en
développement économique du Québec, un grand forum sur le développement
économique local et régional, les 23 et 24 avril prochains, auquel prendront
part plusieurs personnalités du milieu municipal et économique et notamment le ministre du Développement économique, de l'Innovation et de l'Exportation, M. Raymond Bachand et le ministre d'Etat de l'Agence de développement économique du Canada pour les régions du Québec, M. Denis Lebel.

À PROPOS DE L'UMQ

Depuis sa fondation en 1919, l'UMQ représente les municipalités de toutes
tailles dans toutes les régions du Québec. Elle a pour mission de contribuer
au progrès et à la promotion de municipalités démocratiques, dynamiques et
performantes, dédiées au mieux-être des citoyens. La structure de l'UMQ, qui
regroupe ses membres en caucus d'affinité : municipalités locales,
municipalités de centralité, villes d'agglomération, grandes villes et
municipalités de la Métropole, est l'expression de toute la diversité et de la
solidarité municipale québécoise. Ses membres comptent près de 5 millions de
citoyennes et citoyens.

Renseignements :

François Sormany

Directeur des communications

514 282-7700, poste 265

Cellulaire : 514 910-7272

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Source :
Union des municipalités du Québec

26 mars 2009 - Communiqué FQM - La FQM proposera l'adoption d'une loi sur l'occupation du territoire

MONTMAGNY, QC, le 26 mars /CNW Telbec/ - Participant, aujourd'hui, à
titre de partenaire de premier plan, à l'annonce faite par Solidarité rurale
du Québec d'un grand exercice de mobilisation et de réflexion portant sur
l'avenir du Québec, le président de la Fédération Québécoise des Municipalités
(FQM), M. Bernard Généreux, a profité de l'occasion pour s'inscrire dans la
démarche lancée aujourd'hui et souligner toute l'importance que doit occuper
cet enjeu lié à l'occupation du territoire québécois. "S'il importe de se
mobiliser pour partager une vision d'avenir sur cet enjeu majeur, il est aussi
important que notre action trouve écho auprès de l'appareil gouvernemental
dans son ensemble. Une loi portant sur l'occupation du territoire me paraît
porteur d'un tel engagement", a plaidé M. Généreux.

"Vieillissement de la population, exode des jeunes, fermeture d'usines,
dévitalisation des économies locales, voilà autant de phénomènes inquiétants
qui se trouvent accentués par le nouveau contexte de crise économique et qui
militent pour une action musclée et concertée en faveur du développement des
régions. Afin de cesser de penser le développement du Québec à la pièce, il
importe que le Québec se dote, à court terme, d'une loi sur l'occupation du
territoire", a ajouté M. Généreux.

Dès 2007, la FQM a été la première à réclamer du gouvernement la mise en
oeuvre d'une véritable politique d'occupation du territoire, ayant pour
objectif de remettre les territoires en mode développement en leur permettant
de se doter des outils dont ils ont besoin et qu'ils réclament depuis
longtemps pour assurer leur propre prise en main. Faisant suite à cette
demande, la FQM a présenté, l'an dernier, au premier ministre Jean Charest, un
énoncé de politique d'occupation dynamique du territoire.

Depuis, la FQM a reçu un premier signal à l'effet que ses nombreuses
représentations portaient des fruits avec la nomination d'une ministre
responsable de l'occupation dynamique du territoire en la personne de Mme
Nathalie Normandeau, ministre des Affaires municipales, des Régions et de
l'Occupation du territoire. Pour M. Généreux, "la volonté gouvernementale doit
maintenant se traduire par des gestes concrets au bénéfice des territoires".

La FQM est également heureuse d'annoncer qu'elle jouera un rôle de
premier plan dans le cadre du grand exercice de mobilisation et de réflexion
portant sur l'avenir du Québec. Ainsi, la FQM mettra, notamment, à
contribution la force de son réseau, qui compte pas moins de 7000 élus. A cet
égard, M. Généreux se dit "convaincu de la volonté profonde des communautés
et, au premier chef, des élus municipaux à prendre une part active aux
solutions qui seront mises de l'avant pour développer une vision commune et
porteuse d'avenir".

M. Généreux souhaite que la démarche soit enrichie de différents points
de vue, et c'est pourquoi il invite à y participer des acteurs provenant de
l'ensemble des secteurs d'activités concernés par les questions de
développement. "Nous voulons que cet exercice soit ouvert et tendons la main
aux grandes villes représentées par l'UMQ et à la Ville de Montréal, car cet
exercice, nous devons le mener ensemble", déclare-t-il. M. Généreux s'est
également dit "fier qu'un homme de vision tel que Jean-Paul L'Allier ait
accepté l'invitation que nous lui avons lancée de présider la démarche".

En terminant, notons que la participation de la FQM à cette démarche sera
aussi accompagnée d'autres initiatives, notamment lors de la prochaine
assemblée des MRC qui traitera des leviers visant à assurer le développement
économique local. De plus, le Congrès de la FQM, qui aura lieu les 24, 25 et
26 septembre prochain, aura pour thème Nos municipalités au coeur du
développement économique.

La Fédération Québécoise des Municipalités a pour mandat d'informer, de
soutenir et de conseiller les municipalités dans leurs rôles et leurs
responsabilités. Elle représente 915 municipalités de même que la presque
totalité des MRC. La FQM, dont le rayonnement s'étend à plus de 85 % du
territoire habité québécois, s'appuie sur une force de 7000 élus.

Renseignements : Dany Rousseau

Directeur des communications

Fédération Québécoise des Municipalités

418 651-3343, 1-866-951-3343

Cell.: 418 955-7001

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