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Le projet de train à grande vitesse entre Québec et Windsor serait «viable», selon une analyse commandée par les gouvernements du Québec et de l'Ontario.
C'est ce qu'a déclaré hier le premier ministre Jean Charest, avec son homologue ontarien, Dalton McGuinty, en visite dans la Vieille Capitale pour un Conseil des ministres conjoint des deux provinces.
MM. Charest et McGuinty disposent des conclusions préliminaires d'un rapport commandé par Québec et Toronto, qui indique que le projet est «viable». Le document n'est pas encore complété, mais dès son dépôt, les premiers ministres des deux provinces s'engagent à entreprendre l'étape suivante, soit la réalisation des études environnementales requises.
«Ce sur quoi nous nous entendons, c'est d'y aller le plus vite possible», a assuré M. Charest. Lui et son homologue ontarien ont aussi rappelé que le gouvernement fédéral s'était joint à la démarche.
Par ailleurs, l'intérêt des Américains vient donner une impulsion nouvelle au projet, parce qu'ils veulent être reliés à l'éventuel réseau canadien. «Il y a une question de contexte, parce qu'il y a une occasion unique qui se présente à nous, dans notre histoire: jamais n'avons-nous eu un gouvernement américain aussi engagé sur la question du développement du train rapide sur le territoire américain», a dit M. Charest.
Les États-Unis ont manifesté leur intention de se rattacher à un futur réseau canadien en reliant Montréal à Boston, de même qu'Albany, dans l'État de New York, à Buffalo, près de Toronto, a-t-il fait remarquer.