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Nouvelles

26 août 2010

Au rythme de la rivière

Les Algonquins de Kitcisakic vivent en bordure de la rivière des Outaouais depuis toujours. Cette communauté dont certains membres sont encore semi-nomades, est établie au Grand Lac Victoria ainsi qu'à la décharge du réservoir Dozois, là où le cours d'eau redevient la rivière des Outaouais. Les membres de cette communauté sont parfois dispersés à différents endroits sur le territoire.

«Ici, c'est notre établissement d'hiver, mais durant l'été, plusieurs membres de la communauté quittent pour chasser et pêcher en forêt alors que nos aînés vont vivre au Grand Lac Victoria. Certains aînés partent encore durant de longues périodes en forêt, malgré leur âge avancé et leurs difficultés de déplacement.

Certains jeunes suivent leurs parents pour leur donner un coup de main», explique la chef de la communauté, Adrienne Anichinapéo. Kitcisakic compte 430 personnes au total. «Certains membres de notre communauté vivent et travaillent en ville (notamment à Val-d'Or en Abitibi) mais la majorité habite ici», explique la chef Anichinapéo.

«La rivière, on l'a toujours parcouru et on s'y promène encore pour visiter nos proches qui vont camper en haut du réservoir Dozois ou ailleurs. Certains chasseurs peuvent partir durant deux ou trois mois », ajoute-t-elle, rappelant que le territoire de la Réserve faunique de La Vérendrye est le territoire traditionnel des Algonquins de Kitcisakic. Ceux-ci y rencontrent parfois des gens de la communauté algonquine du Lac Simon qui vivent aussi à peu de distance de la rivière des Outaouais et ceux du Lac Barrière où elle passe également, au moment où elle se jette dans le réservoir Dozois.

Le village est dépourvu d'eau courante et les conditions de vie sont difficiles. Les enfants doivent aller à l'école à Val-d'Or, mais ils auront bientôt leur propre école sur leur territoire, près du réservoir Dozois.

Wapikoni mobile

Les gens de Kitcisakic participent aussi très activement à la Wapikoni mobile, un projet mis sur pied par l'Office national du film et qui donne la parole aux jeunes des nations autochtones du Québec en les formant à devenir des cinéastes amateurs et à créer des oeuvres musicales. Kevin Papatie participe à la Wapikoni mobile depuis 2005. « J'ai très hâte au retour de la roulotte de la Wapikoni mobile. C'est très intéressant et ça permet à nos jeunes de s'exprimer et de créer quelque chose de constructif. On leur laisse la caméra et il en sort toujours quelque chose de constructif » explique M. Papatie, ajoutant que la communauté est très affectée par les problèmes de consommation de drogue et d'alcool.

La Wapikoni mobile a eu plusieurs retombées positives dans la communauté. Ainsi, la jeune Evelyne Papatie a pu participer au festival Midias Nativas au Brésil où elle a rencontré des indiens Ikepeng vivant dans la forêt amazonienne et elle a réalisé un film sur son expérience de vie.

Source: http://www.cyberpresse.ca/le-droit/dossiers/201008/23/01-4309128-au-rythme-de-la-riviere.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers&utm_contenuinterne=cyberpresse_B13b_ottawagatineau_546_section_POS3
 

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