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Nouvelles

28 septembre 2010

Réduire la fracture numérique : l’exemple des Campus numériques francophones

Les technologies de la communication permettent une mondialisation de l'éducation numérique. Tout réseau deterritorialisé peut démultiplier son efficacité et son influence. La Francophonie y a développé son modèle de Campus.

Aujourd'hui, chaque action de développement dans le monde s'appuie en grande partie sur la technologie numérique et la puissance de ses outils. C'est évidemment le cas dans l'innovation pédagogique et l'économie de la connaissance et l'Agence universitaire de la Francophonie (AUF) en a fait un des éléments de l'influence francophone, avec un modèle phare, le «campus numérique».

L'installation de Campus numériques francophones, une cinquantaine à ce jour, a été un élément de réduction de la fracture numérique et cognitive, car ils sont à la fois lieux d'usage des TIC et de l'Internet mais aussi lieux de socialisation de ces technologies.

UN ESPACE EN LIBRE SERVICE

Les campus numériques sont présents sur les 5 continents au sein des universités les moins favorisées. Ils sont constitués :

  • de salles de formation où étudiants et professionnels viennent suivre des formations ouvertes et à distance et des formations présentielles;
  • de moyens humains et techniques destinés aux enseignants produisant de la science en français, des cours en ligne et des revues électroniques;
  • d'un espace en libre service pour l'utilisation d'Internet et l'accès à des ressources d'autoformation et d'information scientifiques, en particulier, les archives ouvertes, les revues en ligne, les bases de données scientifiques et pédagogiques;
  • d'un système informatique sécurisé permettant la connexion au réseau Internet, en privilégiant la qualité des liaisons et les opérateurs locaux, et en utilisant des logiciels libres;
  • d'un matériel de visioconférence, à l'échange, aux conférences distantes et à la soutenance des examens des cursus à distance.

Ils constituent le socle d'une action multiforme. Celle-ci comporte aussi bien la formation aux TIC, et par les TIC, que la production de contenus et de formations diplômantes en ligne dont beaucoup sont créés et diffusés par le Sud. Plus de 500 chercheurs publient à travers le r$s/t@c$ et une présence est affirmée dans les comités de normalisation des outils éducatifs afin que les cultures soient préservées et qu'on assiste pas à l'imposition de modèles uniques.

ATTENTION AU PLAGIAT

Ce réseau d'infrastructures et d'experts internationaux, piloté par des conseil d'orientation nationaux et une équipe internationale, est un levier important du décloisonnement des universités.

Mais il ne se fait pas sans risques: utilisation du copier-coller allant jusqu'au plagiat, risque important de désinformation, référentiels de connaissances mal stabilisés, faux diplômes, faux étudiants sont autant de problèmes qui se posent avec une plus grande acuité qu'auparavant au monde académique. Se pose également la question de l'insertion de la technologie dans l'éducation, celle-ci, forte de sa logique propre n'étant pas sans impact sur les organisations sociales.

La communication repose avant tout sur les hommes et considérer que la machine peut les supplanter serait une erreur. Il faut savoir doser, utiliser la technologie dans sa juste mesure et ne pas penser qu'en éducation nous sommes entrés dans une révolution technologique. Faute de quoi, nous nous exposerions, au travers de la modernité, à une forte régression. L'insertion des technologies, notamment dans les pays qui ne les produisent pas ne se fait pas sans risque.

Source: http://www.planete-plus-intelligente.lemonde.fr/villes/reduire-la-fracture-numerique-l-146-exemple-des-campus-numeriques-francophones-_a-13-316.html

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