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Même si la décontamination des terres de l'ancienne compagnie Canadian Industries Limited (C.I.L) n'est pas encore complétée, les élus municipaux rêvent déjà de projets de construction.
Aux dernières élections municipales, en novembre 2009, le maire de McMasterville, Gilles Plante, ne cachait pas son ambition de développer un projet à cet endroit au cours des prochaines années.
Site récréotouristique, terrain de golf, marina, résidences privées: plusieurs idées sont dans l'air. "Ça fait longtemps que j'y pense. On veut maximiser le potentiel du terrain. L'emplacement est idéal", souligne Gilles Plante.
La superficie totale des terres est de huit millions de mètres carrés. Environ 40% du terrain est situé sur le territoire de McMasterville et 60% à Saint-Basile-le-Grand.
Au moment de mettre sous presse, il nous avait été impossible de communiquer avec le maire de Saint-Basile-le-Grand, Bernard Gagnon, qui est absent pour quelques semaines.
Les bâtiments de la compagnie ont été démolis pour la plupart en 2000, soit l'année suivant la fermeture de la Imperial Chemical Industries (qui avait acheté la C.I.L en 1990).
À l'heure actuelle, seuls deux bâtiments sont toujours en fonction: un poste de garde et un entrepôt.
Dès 2001, la compagnie a entrepris une étude de caractérisation afin de vérifier le degré de contamination des sols. "La nitroglycérine est complètement enlevée depuis 2003", précise d'abord Gilles Lerouzes, le consultant de la firme Axco Nobel, propriétaire du terrain depuis 2008.
Au cours des prochains mois, l'entreprise devrait déposer un plan de réhabilitation auprès du ministère du Développement durable, de l'Environnement et des Parcs du Québec. Selon Gilles Lerouzes, la décontamination pourrait être complétée dans un an "si le plan est accepté".
Une chose est certaine: la compagnie n'a pas l'intention de conserver ces terres. "Nous n'avons jamais voulu les garder, elles seront vendues", confirme-t-il.
Par ailleurs, la compagnie Axco Nobel souhaite relocaliser le ruisseau Bernard (situé à McMasterville), pour en faire un parc. "On veut léguer à la postérité", se contente-t-il de dire.
Source: http://monteregieweb.com/main+fr+01_300+Le_terrain_convoite.html?ArticleID=664188&JournalID=28