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Nouvelles

30 novembre 2010

Le Plan Nord doté d'un gardien de l'environnement

Cyberpresse, le 26 novembre 2010 - (Québec) Le Plan Nord aura droit à un chien de garde de l'environnement. Le ministre Pierre Arcand met sur pied un groupe de travail pour protéger la biodiversité de ce vaste territoire.

«Ça prend un équilibre ordonné entre le développement économique du Nord et, bien sûr, un développement environnemental», a expliqué le ministre Pierre Arcand.

Un an après que le gouvernement eut lancé des travaux sur le développement économique du Québec nordique avec des élus, des autochtones, des industriels et des écologistes, le ministre du Développement durable, de l'Environnement et des Parcs rapplique avec son propre groupe de travail.

Jeudi, en conférence de presse, M. Arcand n'a pu réprimer un sourire lorsqu'un journaliste lui a demandé s'il s'agissait du «chien de garde» du Plan Nord. «Je n'aime pas tellement ce mot. Nous travaillons entre collègues sur le Plan, et chacun a sa responsabilité.»

Par contre, a nuancé le ministre, «il est important, comme dans plusieurs dossiers, que la voix et la défense de l'environnement se fassent entendre. [...] Ça prend un équilibre ordonné entre le développement économique du Nord et, bien sûr, un développement environnemental», a-t-il ajouté.

Pierre Arcand a rappelé la promesse gouvernementale de soustraire 50 % des 1,2 million de kilomètres carrés à l'activité industrielle. Il est trop tôt pour savoir si cela pourrait se traduire par la confiscation des permis de jalonnement accordés à des compagnies minières. Le nouveau comité n'a pas encore entrepris son travail, et le projet pour une nouvelle loi sur les mines ne sera dévoilé qu'au printemps.

Les environnementalistes approuvent

Le mandat de la table de concertation déborde du Plan Nord, aussi large soit-il. Les membres du groupe agiront comme comité aviseur du ministre Arcand. Il s'attend à recevoir à des avis sur «les grands enjeux de la biodiversité au Québec [...] au-delà des travaux sur le Plan Nord».

Il existe des «défis dans le sud du Québec» pour améliorer la qualité de vie de citoyens, a-t-il dit. Il a donné l'exemple du smog à Montréal et à Québec, et celui de l'industrialisation du territoire, qui ne laisse que 5 % d'espaces verts dans une municipalité com­me Châteauguay.

Sur place pour l'annonce, les environnementalistes ont applaudi le geste posé par le ministre. Le comité représente «un souffle d'air frais dans un processus qui en avait besoin», a réagi Nature Québec. Nous sommes satisfaits, nous l'avions demandé, il y a un an, a précisé son directeur général Christian Simard.

«Nous trouvions que le Plan Nord était une démarche d'exploitation, d'ouverture de routes, de développement minier. On disait qu'il y aurait conservation du territoire. Mais il n'y avait aucune structure» pour réaliser cette promesse.

«On est contents. Mais on a de méchants défis: la machine est partie depuis un an dans des planifications économiques.» Pour lui, pas de doute, le comité sera chien de garde. «Il y a certainement un rééquilibrage du Plan Nord à faire.»

À la Société pour la nature et les parcs, un optimisme prudent règne. Dans un communiqué de presse, le directeur général Patrick Nadeau a «accueilli favorablement l'annonce».

Il a cependant tenu à souhaiter que le groupe de travail puisse déposer ses réflexions avant que le gouvernement ne dépose son projet de loi sur les 600 000 kilomètres carrés à protéger de l'industrialisation.

Le comité se compose notamment d'écologistes, d'experts universitaires, d'élus et de fonctionnaires. Des représentants des nations inuites, cries et innues se joindront à la table de concertation.

Source: www.cyberpresse.ca/le-soleil/actualites/environnement/201011/26/01-4346487-le-plan-nord-dote-dun-gardien-de-lenvironnement.php

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