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Nouvelles

22 février 2010

Dossier Urbanité : Villes et territoires durables

Dans sa publication à l'automne 2009, l'ordre des urbanistes du Québec se proposait de "montrer que les urbanistes du Québec sont, et seront encore plus dans l’avenir, des intervenants clés dans la nécessaire transformation des façons de penser, de faire et de gérer le développement." 

 

Les paragraphes introductifs du dossier :

" Alors que l’empreinte écologique de chaque humain ne devrait pasdépasser 2 hectares, celle des Américains est de 9,5 hectares, celle des Canadiens et des Français de 7,5 et de 5,6 hectares respectivement. L’hyperconsommation de ressources et de biens caractérisant le mode de vie des occidentaux constitue une des grandes causes du problème. Qui plus est, des pays émergents comme la Chine et l’Inde, dont l’empreinte écologique est présentement inférieure à 2 hectares par personne, se développent à un rythme effréné, ce qui accroîtra de beaucoup leur empreinte écologique.

Ces statistiques provenant du Global Footprint Network et tirées d’une entrevue avec l’urbaniste français Bertrand Barrere, publiée dans les pages suivantes, rappellent bien l’urgence d’adopter des pratiques de développement durable. Mais le recours à la notion d’empreinte écologique confirme aussi l’importance de la « dimension territoriale » du développement durable, car le mode d’occupation et d’aménagement du territoire qui domine en occident, soit le « tout à l’auto » (faible densité du développement, étalement urbain, transport et accès en automobile à tout le territoire en tout temps, etc.) participe à cette hyper consommation de ressources et de territoire et s’avère non viable à long terme. 

La notion de territoire est maintenant reconnue comme une composante incontournable pour le succès des stratégies de développement durable. Dans un dossier de la revue Développement durable et territoires, le directeur scientifique de l’Institut français de l’environnement (IFEN), Jacques Theys, reconnait que « c’est essen tiellement à l’échelle des territoires que pourront être construites, démocrati que ment, les articulations indispensables entre les dimensions sociales et écologiques du développement durable. »l’urbanisme et de l’aménagement du territoire au Québec, ce virage est déjà bien amorcé. Le rythme de celui-ci ne correspond peut-être pas aux attentes de tous. La rupture rapide ou totale, dont on peut rêver, avec les pratiques existantes ne fait pas partie de la culture québécoise. Les incitatifs au changement sont aussi somme toute assez faibles, car les ressources sont abondantes et les prix de l’énergie et du sol encore assez faibles. Les changements se font tout simplement dans la continuité de l’existant Avec le présent dossier, Urbanité veut montrer que les urbanistes du Québec sont, et seront encore plus dans l’avenir, des intervenants clés dans la nécessaire transformation des façons de penser, de faire et de gérer le développement. "

Pour la suite :  http://www.ouq.qc.ca/documents/Urbanite_Automne2009.pdf

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