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OCDE - Les avantages de plus en plus nets que procure une bonne éducation et le maintien probable de taux de chômage élevés pendant la période sortie de crise économique auront pour effet de pousser de plus en plus de jeunes à poursuivre leurs études. Dans la dernière édition de sa publication annuelle
Regards sur l'éducation, l’OCDE recommande aux gouvernements de tenir compte de cette tendance lorsqu’ils élaboreront leurs politiques de l’éducation.
« La période qui suivra la crise économique mondiale sera caractérisée par une demande sans précédent en enseignement universitaire », a déclaré le Secrétaire général de l’OCDE, M. Angel Gurria, qui a ajouté : « Les investissements dans le capital humain contribueront à la reprise, à condition que les établissements soient en mesure de répondre à cette demande » (lire le discours du Secrétaire général).
L’analyse de l’OCDE montre que les retombées positives d’un enseignement universitaire se traduisent plus tard dans la vie, sous forme de salaires plus élevés, d’une meilleure santé et d’une vulnérabilité moindre au chômage. Dans la plupart des pays, les écarts de niveau de rémunération entre les individus diplômés et les autres continuent de se creuser.
L’édition 2009 de Regards sur l’éducation calcule le rendement de l’investissement dans l’éducation en comparant les coûts de l’éducation et le manque à gagner au cours des études, et les perspectives d’un futur salaire plus élevé grâce à l’obtention d’un diplôme de niveau supérieur. (voir le tableau A8.2)
Ces calculs ont permis de formuler les observations suivantes :
Les avantages ne s’arrêtent pas là.
Les chiffres de l’OCDE montrent également que les budgets publics et l’économie toute entière tirent eux aussi profit de la multiplication du nombre des diplômés.
Dans les pays de l’OCDE, le rendement public net de l’obtention, par un homme, d’un diplôme de fin d’études universitaires s’élève en moyenne, une fois pris en compte tous les coûts directs et indirects, à près de 52 000 USD, soit près du double du montant moyen des sommes investies initialement. (voir le tableau A8.4).
Le rendement net public de l’éducation des femmes est plus faible car leur revenu est, en définitive, moins élevé. Toutefois, globalement, les chiffres obtenus constituent une forte incitation à développer l’enseignement supérieur dans la plupart des pays, que ce soit par des investissements publics ou privés.
Regards sur l’éducation fournit une gamme d’indicateurs complète, comparable et actualisée sur les performances des systèmes éducatifs. Ces indicateurs portent sur les acteurs de l’éducation, les dépenses affectées au secteur, son fonctionnement et les résultats obtenus.
L’édition 2009 de Regards sur l’éducation révèle notamment les points suivants :
Source : http://www.oecd.org/document/43/0,3343,fr_2649_37455_43640427_1_1_1_1,00.html