Le territoire en soi, met à la fois en action les personnes, les communautés et l’environnement. Son développement harmonieux doit reposer sur des valeurs appartenant à ces trois niveaux :
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La personne : puisque le capital humain constitue la ressource la plus importante des territoires. Le développement et l’épanouissement de la personne est à la base même de l’avenir de nos milieux, ce qui rappelle l’importance du savoir, de l’éducation, de la culture et de l’intégration.
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La communauté : puisqu’elle est le ferment de l’appartenance et de l’action collective. Elle nous ramène à reconnaître la place des autochtones et l’apport de toutes les communautés culturelles qui composent le Québec. Le renforcement des capacités des communautés et la prise en charge par celles-ci de leur propre développement sont essentiels au développement des territoires.
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L’environnement : qui constitue en soi une valeur qui transcende tous les clivages et qui mobilise citoyens, communautés et institutions à asseoir un développement qui respecte non seulement la capacité de support des écosystèmes, mais qui contribue positivement à réduire notre empreinte environnementale.
Pour arriver à traduire dans l’action l’occupation des territoires, des principes applicables peuvent être mis de l’avant :
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L’équité : suppose la recherche d’un traitement équitable des citoyens, et ce, peu importe leur lieu de résidence. Cette recherche d’équité commande l’assurance d’une couverture adéquate en matière de services (santé, éducation, etc.). Pour desservir des pans entiers du territoire québécois, le rôle de l’État et de l’action collective locale demeure incontournable pour pallier l’insuffisance des mécanismes de marché.
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La subsidiarité : principe consacré dans la Loi sur le développement durable, la subsidiarité privilégie la proximité des décisions par rapport aux citoyens, elle fait donc appel à une prise en charge du développement par la base. La prise en considération de ce principe faciliterait le déploiement de nouveaux leviers à l’échelle appropriée selon la réalité des territoires. Ce qui signifie possiblement d’accepter d’évoluer sur une base asymétrique.
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La modulation : considérant la grande hétérogénéité des réalités territoriales, la modulation suggère de dépasser, quand c’est nécessaire, l’approche unique et uniforme et de privilégier une adaptation des actions et des normes. La modulation vise à mieux répondre aux besoins locaux en tenant compte des particularités qui peuvent s’exprimer.
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La diversification : le développement des territoires passe par la mise en valeur de tous les potentiels, qu’ils soient économiques ou non, ce qui invite à considérer à la fois la multifonctionnalité du territoire (paysage, eau, ressources, habitat, etc.) et la diversification de sa base économique. Le contexte de forte dépendance de nombreuses communautés mono-industrielles, et de ce fait vulnérables, donne un sens à la recherche d’une plus grande diversification.
« Habiter le territoire, y exploiter le potentiel des ressources humaines et naturelles que l’on y retrouve avec intelligence, y développer la vitalité et la prospérité dans une perspective de développement durable, et ce, en concertation avec l’ensemble des acteurs des territoires au Québec. Occuper le territoire de façon dynamique, c’est peut-être optimiser le cadre de vie, le milieu de vie et le niveau de vie que l’on y retrouve »
- Robert Sauvé – Conférence prononcée le 3 juin 2009 dans le cadre de la Rencontre des organisations nationales